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Arriver au Japon par Osaka – Transports & Pass dans le Kansai

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En général on arrive au Japon par deux villes : Tokyo ou Osaka. Si la majorité des voyageurs arrivent par Tokyo, l’option Osaka n’est pas à négliger, d’autant que la position géographique de la ville en fait un base-camp idéal.

AÉROPORTS À OSAKA
Il existe deux aéroport internationaux à Osaka : Itami International Airport et le Kansai International Airport, souvent appelé KIX. Les deux sont impressionnants. Itami, au coeur de la ville, donne l’impression d’atterrir sur des habitations. KIX, construit sur une île artificielle donne l’impression de se poser en mer.

Il est important de ne pas confondre les deux. Itami est tout de même plus orienté vers les vols intérieurs, tandis que KIX est en général la porte vers l’extérieur.

ATTERRISSAGE À KIX
La gare JR se trouve dans le bâtiment en face de l’entrée principale de l’aéroport. Tout est indiqué, ce n’est pas compliqué. Au niveau de JR, vous avez un guichet qui vous permet d’activer votre Japan Rail Pass, que vous devez connaître à force ^^

Rappel : pour reserver son Japan Rail Pass, voici un site très pratique : http://www.japan-rail-pass.fr

TRANSFERT DEPUIS KIX
Depuis KIX, si vous désirez rejoindre Osaka en train, il existe 2 options, la compagnie nationale JR et la privée Nankai. Cette dernière est moins chère et parfois plus rapide que JR. Nankai possède aussi un train au design tout à fait particulier nommé Rapi:t

Si vous désirez rejoindre Kyoto directement depuis KIX, la meilleure option rester de monter dans le train JR Limited Express Haruka (3490¥ pour 75 minutes)

Depuis KIX vous pouvez rejoindre également Nara en bus, ou bien Kobe en ferry :
http://www.kobe-access.co.jp/en/index.php

Veuillez noter qu’il existe aussi des bus entre KIX et Osaka (1300¥ pour 67 minutes)
http://www.kansai-airport.or.jp/en/access/bus/

LES PASS ET AUTRES CARTES DU KANSAI
Surutto Kansai Thru Pass
Très pratique pour vous déplacer dans le Kansai : http://www.surutto.com/tickets/kansai_thru_english.html
Ce pass vous donne un accès illimité aux trains, métro et bus dans le Kansai à l’exception des trains JR. Mais sincèrement, il y a tellement de compagnies privées dans le coin qu’on peut s’en passer amplement.
En réservant ce pass, vous recevrez également un bon nombre de réductions pour visiter les lieux connus de la région.

Autres pass JR
Voici le site qui regroupe les pass JR dans l’ouest du Japon : http://www.jr-odekake.net/en/jwrp/

Cartes de recharges
Tokyo a sa Suica, le Kansai a Icoca. Vous pouvez en acheter une dans les bornes JR prévues à cet effet. La Icoca est valable dans le Kansai pour tout ce qui est train ou métros. Attention, elle ne vous permet pas de payer dans les bus de Kyoto.

Je reviendrais plus en détail un jour sur les transports à Kyoto et à Osaka mais en attendant n’oubliez pas qu’avant d’arriver au Japon, vous pouvez réserver une visite d’Osaka avec moi 🙂

Un Hanami après la catastrophe du 11 mars

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Je vais parler du Hanami 2011 dans le Kansai puisque c’est là que je me trouve actuellement. Après les tragiques évènements du 11 mars, cette fête nationale a sûrement un goût particulier dans le coeur des gens.

Mais pour beaucoup de Japonais, ce n’est pas la première, ni la dernière fois qu’ils seront amenés à festoyer dans un contexte de catastrophe récent. Autrement dit, ils continuent leurs habitudes et profitent des joies de la vie. La catastrophe rappelant à ceux qui sont épargnés la chance qu’ils ont, il est même possible que certains en profitent encore plus d’habitude.

Mon constat dans le Kansai est simple : rien, visuellement parlant, ne me rappelle dans quel contexte le Hanami se déroule cette année. Entre les années précédentes et celle-là, aucune différence. Enfin, si, un détail change, spécialement perceptible à Kyoto. Les étrangers sont moins nombreux que d’habitude.

Balade printanière à Imazato

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Je vais changer un peu le ton du blog le temps de cette balade. Je vais parler et même me permettre de te tutoyer. Tu m’excuseras d’avance cette familiarité mais pour l’endroit où je t’emmène c’est plus approprié.
Alors aujourd’hui on va à Imazato, petit quartier à l’est d’Osaka. En réalité, j’avais pas du tout prévu de m’éterniser ici mais tu vois, en marchant j’ai aperçu un détail qui m’a frappé.

Oui, là, entre deux immeubles sans attraits, un toit effrité d’architecture traditionnelle. Bon, ça arrive souvent au Japon mais pour moi, voir ça c’est une véritable invitation à l’exploration. La curiosité est trop forte. Aurais-je encore trouvé un lieu charmant parsemé de maisons traditionnelles ? Je fais le tour. Bon, ben, je crois que j’ai ma réponse.

Je m’empresse de repérer ma position avec mon GPS sur l’iphone, je sors ma carte de la ville, mon feutre fluo et surligne la rue où je me trouve. Ma carte d’Osaka commence a être sérieusement colorée.

Je marche à travers cette ruelle paisible cachée dans un quartier où aucun touriste ne se pointe. Quand les gens me voient avec ma bonne tête pas du coin, ils se disent tout bas : “Mais, il s’est perdu celui-là ! Qu’est-ce qu’il fait ici ? Il n’y a rien à voir”.

Au contraire, moi j’adore ces endroits ! Et des choses à voir, il y en a plein. Il y a même des “Kura“, des entrepôts traditionnels. Mais, tout ça, c’est le quotidien de ces Japonais. C’est banal et beaucoup ne comprennent pas ce qu’on peut trouver d’intéressant à venir ici. Et vous, vous trouvez ça comment ?

Il y a des maisons plus ou moins abandonnées de temps en temps, mais qui se fondent dans une ambiance que j’adore. En levant la tête, j’aperçois de jolies choses également. L’espèce de boîte carrée que tu vois sert à empiler les volets coulissants des fenêtres.

Dans cette forêt de poteaux électriques, certains sont plus fragiles que d’autres. Un poteau de bois sert à renforcer celui de béton, probablement malmené par les vibrations du tremblement de terre de Kobe en 1995. Au Japon, c’est la nature qui vient soutenir la technique humaine.

J’adore m’engouffrer dans ces labyrinthes. J’en perds la notion du temps, oublie de manger pour ne nourrir que ma curiosité. Tiens, un sanctuaire au loin ! Bon, ça ne m’étonne pas vraiment. C’est un classique dans ce genre de quartiers.

J’aime la forme des toits de l’architecture shinto, surtout si les ombres dansent dessus comme ici.

Plus loin, j’aperçois un vieil atelier qui me rappelle qu’au Japon, on ne modernise pas tant que ça les choses. Beaucoup travaillent de la même manière qu’il y a 30 ans ou 50 ans. Mêmes outils, même lieu, et parfois mêmes clients. Ces espaces hors du temps sont omniprésents au Japon, mais on en parle pas souvent, préférant ressasser encore et encore les mêmes choses, les mêmes lieux, les mêmes aspects de ce pays si complexe.

Des maisons, un sanctuaire, des petits ateliers, et bien sûr, une école, où l’on pique-nique au soleil. Ha ! Ça me rappelle que je dois déjeuner.

Bon, c’est pas tout mais faut que trouve une zone plus commerçante. Je marche. Ha tiens ! Une devanture de magasin façonnée de bois. C’est très rare de voir encore ça. Demain, elle ne sera peut-être plus là.

Arghh encore une ruelle qui a l’air sympa ! Bon ce sera pour une autre fois. Je vois une gare au loin. Au Japon, qui dit gare, dit commerces, restaurants, vie.

Et me voilà, nez à nez avec un adepte de la sieste. Le Japon, c’est aussi le pays où l’on dort n’importe où, n’importe quand. Affairés, stressés, anxieux les Japonais ?

Ici, je ne suis pas loin du quartier coréen d’Osaka, le plus célèbre du pays. J’en parlerai un jour sur ce blog puisqu’il vaut le détour.
Ça sent pas la richesse dans ce coin mais j’aime le charme désuet et pas surfait de ce Japon là.

Préparer son voyage au Japon

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Voici donc le premier billet d’une nouvelle rubrique : Infos pratiques & bons plans.
Je n’avais jamais fait ça avant sur ce blog mais je posterai ici de temps en temps afin de vous aider à préparer votre voyage au Japon. Mes infos se concentreront surtout sur la très riche région du Kansai.

LE BILLET D’AVION
Si vous partez au Japon par vos propres moyens, tout d’abord, il faut trouver un vol. Concernant les compagnies, il existe beaucoup d’articles sur le sujet au sein sur le web.

De France, Paris reste l’aéroport principal auquel on pense. Mais, pour ceux qui sont dans l’est, Francfort peut être une bonne option aussi. Dans le sud, Milan est à garder à l’oeil également. Une de mes connaissances a trouvé au mois de janvier un billet aller-retour Milan-Rome-Osaka pour seulement 480€ avec Alitalia via les ventes flash du site codepromo.fr

Par exemple en ce moment il y a des reduction Emirates.

On dit souvent qu’il faut s’y prendre à l’avance pour trouver de bons prix pour les billets d’avion. Si ça peut être vrai, ce n’est pas non plus systématique. Il n’y a pas de vraies règles pour trouver un billet pas cher. Ce qu’il faut, c’est fouiner le web et consulter presque chaque jour l’évolution des prix. Ces derniers évoluent pas mal en fonction de la date de départ et du taux de réservation. Souvent, les journées les moins chères de la semaine sont le mardi et le jeudi. À vous d’enquêter donc.

LE VOYAGE TOUT COMPRIS
Pour ceux qui ne désirent pas se casser la tête avec des préparatifs parfois compliqués, il existe les voyages tout compris.

Codes Promo propose régulièrement des séjours à prix réduit si vous désirez opter pour ce type de voyage. Il faut régulièrement garder à l’oeil les nouveautés et les ventes flash. Jetez un oeil aux reduction carrefour Voyages.

LES HÉBERGEMENTS
Concernant les hébergements, la plupart d’entre vous doivent déjà connaître les différentes catégories.

Ryokan traditionnels, au sein desquels les prix peuvent grandement varier. À savoir que les hébergements les plus chers du Japon ne sont pas les grands hôtels internationaux comme Hyatt ou Peninsula mais bien certains Ryokan.

Minshuku, auberges familiales qui ressemblent parfois à des Ryokan ou peuvent aussi donner vraiment l’impression de dormir chez l’habitant.

Hôtels de type occidentaux allant de l’abordable au palace luxueux

Business hôtels, qui proposent de très bons prix comme la chaîne Toyoko-Inn que l’on retrouve dans tout le Japon.

Capsule hôtels, dont le premier établissement du Japon a ouvert à Osaka en 1979. Certains Capshotel proposent aussi des chambres classiques ainsi que des spa et autres saunas. Attention, bien vérifier si l’établissement est prévu pour accueillir la gent féminine. Dans tous les cas, un couple ne pourra pas dormir dans des capsules voisines puisque ces hôtels ne sont pas mixtes.

Pour les plus téméraires, et ceux qui veulent vivre une expérience plus profonde dans un pays comme le Japon, il existe aussi la chambre chez l’habitant. Vous pouvez trouver de bons prix avec les code promo wimdu. Dormir chez l’habitant n’est pas forcément quelque chose de très répandu au Japon. Ce site, vous permettra d’obtenir des infos concrètes assez facilement.

Bien sûr, si vous avez des conseils, des idées ou des infos à partager, n’hésitez pas à commenter cet article afin que tout le monde puisse en bénéficier.

Osaka, une ville appréciée en Asie

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Je me baladais récemment à Dôtonbori, le gros centre animé d’Osaka (prononcez Ossaka et non Ozaka). En ce début de printemps, les touristes commencent à affluer en masse, même ici, dans la capitale du Kansai. Je regardais cette masse de touristes Japonais, Coréens, Taïwanais, Chinois etc. qui s’empilait devant le célèbre logo de Glico ou la mascotte Kuidaore Taro pour prendre une photo à leurs côtés.

Pour la plupart de ces touristes asiatiques, il ne leur viendrait pas à l’idée de repartir d’Osaka sans avoir pris ces photos. Les touristes français, eux, c’est à peine s’ils s’arrêtent pour les regarder. Pourquoi ? Parce qu’en Europe, Osaka est à l’ombre de Tokyo et de Kyoto. Hormis ceux qui connaissent un minimum le Japon, on ne visualise pas les lieux célèbres de la ville parce qu’on en parle pas souvent ; tout simplement. L’histoire, l’impact, les nombreux symboles d’Osaka hormis les takoyaki et les okonomiyaki sont presque inexistants chez nous.

Une ville très visitée, c’est avant tout une ville qui a du sens pour les touristes qui y passent. Ce sont les particularités qui poussent à détourner son chemin pour aller visiter un lieu. Osaka est pleine de ce qu’on appelle ici les “Tokuchô”, comprennez les caractéristiques. C’est juste qu’on ne les connaît pas encore chez nous. Au fur et à mesure, j’en parlerai sur Horizons du Japon, alors ne vous éloignez pas trop !

 

Le décalage entre l’image d’Osaka en France et celle en Asie est incroyable.

En Europe, tout le monde connaît Osaka. C’est le second pôle économique d’un pays sur le podium des plus riches du monde. Il est donc normal de connaître cette métropole. Mais, ça s’arrête là.
En Asie, Osaka jouit d’une image très positive. Les Coréens lui trouvent de la sympathie. Aussi étrange que cela puisse paraître, j’en connais personnelement qui iraient volontiers à Osaka alors que Tokyo ne les intéressent pas plus que ça. Les Chinois préfèrent souvent faire du shopping ici que dans la capitale. Pour toutes ces personnes, Osaka, c’est un climat différent. Même les habitants d’Okinawa semblent avoir un rapport particulier avec cette ville où ils sont très nombreux à être venus y vivre.

À ce titre, Osaka fait partie du triangle d’or regroupant Pusan (Corée du sud) et Shanghai (Chine). 3 villes qui ne sont pas les capitales de leur pays mais qui sont grandes, plein de caractère et qui ont le sang chaud.

En essayant ici de développer l’image touristique d’Osaka en français, j’ai parfois l’impression qu’il y a tout à faire. C’est agréable de se dire qu’il y a du boulot et qu’on est loin, très loin, de connaître cette ville surprenante.

La manière de voyager entre les Occidentaux et les Asiatiques est assez différente. La manière donc de communiquer pour inviter au voyage l’est aussi. Voici un spot Visit Osaka pour le marché coréen. Vous y verrez un peu les coins connus avec une dose de dialecte local et, marché Asie oblige, de ridicule ^^ Bien sûr, le tout en musique, parce que ça colle avec l’esprit de cette ville qui se prend pas la tête.

Un Kiyomizu peut en cacher un autre

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Pour peu qu’on s’intéresse aux voyages au Japon, on connaît forcément le très célèbre temple Kiyomizu de Kyoto. Ce dernier est réputé pour sa construction sur pilotis à flanc de colline et pour ces 3 chutes d’eau que les passants s’empressent de boire en signe de bonne fortune.

Au Japon, il existe plusieurs temples Kiyomizu. Aucun ne saurait égaler l’original mais il est intéressant de découvrir ces copies, qui sont en réalité plus des hommages. Lorsqu’on connaît le grand frère, il est amusant de déceler les similitudes et de le comparer avec ses cadets.

À Osaka aussi il y a un temple Kiyomizu. Fondé en 1640, ce dernier était même quelquesfois nommé le Shin-Kiyomizudera, comprenez, le nouveau temple Kiyomizu.

La terrasse est bien là, en haut d’une colline donnant sur la ville contemporaine. Accoudé sur le rebord, j’aime imaginer la vision qu’il devait y avoir ici au 17e siècle avec toutes ces maisons de bois et les nombreuses rivières d’Osaka. C’est aéré et toujours appréciable de voir des villes avec un peu de hauteur. Le lieu a été choisi pour sa ressemblance avec le temple de Kyoto : flanc de colline à l’est de la cité et petite cascade naturelle.

Le Kiyomizu d’Osaka est aujourd’hui avant tout un cimetière. Sa forme est probablement bien différente de celle lors de sa construction mais le lieu est agréable et a l’avantage, au contraire de son homologue kyotoïte, d’être situé dans une zone peu fréquentée. Ici, globalement, il n’y a que vous, la cloche et la ville.

Le vieil Osaka

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À l’écart de buildings insolents se trouvent à Osaka des petits havres de paix. Au détour des grands axes bondés de la ville se développent des zones souvent inexplorées pleines de surprises. Ce que beaucoup ignorent, c’est qu’il reste encore de belles traces du passé à Osaka.

Rescapé de la Seconde Guerre mondiale, il y a un quartier que j’affectionne tout particulièrement, fait de vieilles maisons, de ruelles étroites et de passages secrets où les chats font la sieste. Dans le plus pur style rétroshitamachi (la ville basse), ici le temps passe lentement, très lentement. Les seuls bruits que l’on entend sont ceux provenant de quelques petits ateliers et des vendeurs de tofu ou de takoyaki.

De jeunes Japonais, conscient de la richesse du lieu, ont décidés de racheter les vieilles maisons laissées par leur défunts propriétaires et de les transformer en petites boutiques ou en cafés charmants. Ils luttent aujourd’hui contre les promoteurs immobiliers qui rêvent de tout raser pour construire parkings et apartements.

J’aime l’échelle humaine qui règne dans ces rues peu bondées traversées par quelques curieux venus se plonger dans une époque révolue pleine d’attraits et de maisons rafistolées, loin, très loin des clichés sur le Japon.

Et on s’enfonçant encore plus, on trouve encore une partie où aucun revêtement n’a été posé sur le sol. Ici la terre fait encore face au ciel. Il est difficile de décrire ces lieux, véritables musée en plein air. Comment dire, on se croirait dans un pays du tiers-monde mais riche. C’est très particulier et formidablement pictural.

J’aimerais vous poster plein de photos mais je préfère vous inviter à venir voir tout ça de vos propres yeux avec moi à travers les petits passages secrets.

Les pruniers du château d’Osaka

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Les Sakura (cerisiers) et le Hanami sont mondialement connus. Mais à l’ombre des cerisiers se trouvent les pruniers, fleurissant bien avant, lorsque le froid hivernal peut encore parfois gâcher l’envie de contempler les fleurs. Heureusement qu’en mars arrivent déjà de très belles journées.

Dans l’immense parc du château d’Osaka, au coeur de la ville, se trouve un umebayashi, un bosquet de pruniers.

Connu des habitants comme étant un des meilleurs endroits où les admirer, début mars, la foule se rassemble aux pieds du château qui pointe majestueusement vers le ciel. Pour ceux qui ne me suivent pas sur twitter où instagram, voici la composition que j’ai partagé ce jour-là avec des photos prises sur iphone :

Les pruniers sentent bons. Je ne sais pas vraiment pourquoi mais j’adore cette odeur. C’est pour moi le premier vrai signe de l’arrivée du printemps. Et pour les abeilles aussi, c’est le signal qu’il est temps de se remettre au travail.

Le froid de l’hiver estompe les odeurs. Il les empêche de se propager. Début mars, en me promenant sous les pruniers, j’ai l’impression que mon odorat se remet en marche. Tout à coup, c’est toute la nature, toute la ville qui reprend des couleurs et l’air que je respire a à nouveau de la saveur.

Et si vous voulez voir tout ça en mouvement mais sans les odeurs (désolé ^^), cliquez ici !

Super Potato, temple du retrogaming

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Afin d’être plus efficace pendant mes accompagnements sur Osaka j’ai décidé de prospecter le quartier de l’électronique de la ville, DenDen Town et d’améliorer mes connaissance de la culture populaire japonaise “Otaku-Geek”.

Lors d’un live sur Ustream avec David du site lejapon.fr, j’avais découvert l’année dernière l’existence du magasin Super Potato à Akihabara. Super potato est surnommé le temple du Retro-gaming. C’est un peu toute l’histoire du jeu vidéo qui s’étale dans ce magasin et les souvenirs d’enfance refont surface avec un brin de nostalgie.

Je pensais qu’il n’existait q’une seule et unique boutique à Tokyo. Quelle ne fût pas ma surprise lorsqu’en menant ma prospection j’ai découvert qu’il y en avait plusieurs à Osaka ? Un vendeur m’a tout simplement expliqué que Super Potato est une chaîne d’Osaka et qu’il y en a 10 en tout dans la capitale du Kansai.

Super Potato a aussi une boutique dédié uniquement aux jeux de carte. Il me semble qu’on appelle ça “Trading Card” si j’en crois le nom du magasin. Mais je ne suis pas sûr.

Vielles Famicom, NEO-GEO et autres momie du jeu vidéo sont étalées au milieu de centaine de jeux.

Au passage, j’ai même découvert la boutique Tandeidan dans le même genre, au cas où Super Potato ne suffirait pas à rassasier vos envies nostalgiques de vieux jeux.

Le berceau du Japon

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Avant Nara, d’innombrables villes ont vues s’établir un Palais impérial au Japon. Osaka bien sûr mais aussi, et surtout, Asuka et sa région qui en a eu plusieurs. Un lieu extrêmement important dans l’histoire japonaise et qui a l’honneur de recevoir parfois la famille impériale. Mais, Asuka n’est pas une grande ville. Ce méconnu berceau culturel ressemble aujourd’hui à ça :

Un village de 6000 habitants entouré de collines et de maisons d’agriculteurs coincées en face de champs.

Entre des rizières encore cultivées “à l’ancienne”, des vestiges de vieux Palais dont il ne reste plus grand-chose, on tombe parfois sur de très vieux “kofun“. Le plus marquant est celui d’Ishibutai dont le plus lourd rocher fait environ 75 tonnes.

Asuka est un lieu paisible encore préservé. Pas de buildings, pas d’autoroutes en hauteur, pas de pachinko bruyants et fumants. Personnellement, je ne vois pas de plus bel hommage à un lieu si important.

Asuka, le temple bouddhiste Shitennoji à Osaka, Nara, le sanctuaire Ikuta à Kobe et la ville de Kyoto. Des lieux qui nous rappellent que la région du Kansai est le véritable noyau culturel du Japon que nous connaissons aujourd’hui.