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Quelque chose du Japon

Présentation de mon premier livre

Par Posted on 6 min lecture

Sur ces pages, j’évoquais en début d’année un gros projet sur lequel je travaillais. Récemment, je l’ai annoncé sur les réseaux sociaux : Quelque chose du Japon, mon premier livre, paraît aux Éditions Nanika aujourd’hui, 25 mai 2020.

LES PRÉSENTATIONS

Quelque chose du Japon est un guide. Mais attention, pas un guide d’adresse ou de lieux à visiter. C’est une lanterne sur la culture japonaise au sens large. Un livre qui présente et introduit de nombreux aspects fondamentaux du Japon afin d’obtenir, à son sujet, un regard plus riche, profond et compréhensible. Sans jamais devenir trop technique ou élitiste, ni superficiel ou cliché, l’ouvrage trouve un équilibre minutieux. Il structure et synthétise la culture, je crois, de manière plaisante, tout en étant riche et fiable.
Après plus de 10 ans sur place, j’y dévoile de très nombreuses informations utilisées dans mon quotidien lors des visites d’Osaka. C’est donc un prolongement naturel de mon travail de guide.

Extrait de l’introduction du livre :
« Cet ouvrage n’a pas pour but de vous vendre un rêve mais plutôt de vous aider à visiter culturellement le Japon et de mieux l’appréhender une fois sur place. J’y aborde un grand nombre d’aspects, des plus attrayants aux plus critiquables et, autant que faire se peut, j’aimerais vous ouvrir des portes plutôt que d’en fermer. Ce pays fascinant et riche offre un dépaysement incroyable pour les étrangers que nous sommes mais il ne faut pas oublier qu’il reste avant tout l’espace de vie de ses habitants. »

LE CONTENU

Le livre est découpé en 5 parties :

1. Histoire & traditions
Le but est de poser de bonnes bases pour faire comprendre l’histoire du Japon sans devenir « barbant ». C’est important pour replacer le pays dans le bon contexte. Je réponds à des questions que beaucoup se posent. D’où viennent les samouraïs ? Quelle est la différence entre l’empereur et le shōgun ? Comment s’est déroulée la Seconde Guerre mondiale ? Ensuite, j’y aborde des sujets plus culturels avec une introduction à la langue japonaise, une explication de certains comportements interpersonnels importants et je me frotte à un sujet délicat : est-ce qu’ethniquement les Japonais sont si homogènes que ça ?

2. Religion & spiritualités
Il est primordial d’aborder ce point rapidement pour comprendre la suite du livre, car tout est intimement lié aux aspects spirituels au Japon. Là aussi, le but est de structurer les choses. Quelle est la différence entre le shintoïsme et le bouddhisme ? Comment reconnaitre les divinités bouddhiques principales ? Comment décoder les notions importantes ? Quel est, tout simplement, le rapport qu’entretiennent les Japonais avec leurs religions ?

3. Gastronomie
Ah ! Que serait la vie sans la nourriture ? Que seraient les Japonais sans la bouffe ? ^^ Là, c’est un gros morceau et un sujet que j’aime beaucoup. J’essaie de présenter les habitudes, les principes, les spécialités et les types de restaurants. Est-ce que les boeufs japonais sont vraiment massés à la bière ? Pourquoi la pêche à la baleine ? Qu’est-ce que l’umami ? J’aimerais qu’après avoir lu ce chapitre, les lecteurs comprennent un peu plus la philosophie qui se cache derrière la gastronomie japonaise. La manger c’est un plaisir. La comprendre aussi, c’est encore mieux 🙂

4. Arts & culture
Face à la richesse culturelle du Japon, il a fallu faire des choix. J’ai essayé de présenter les aspects les plus importants ou primordiaux. Des arts graphiques aux arts martiaux, en passant par le théâtre, le cinéma ou la littérature. J’y aborde aussi des principes qui commencent à être connus comme le wabi-sabi, pas toujours évident à cerner.

5. Vie quotidienne
Là, un chapitre ancré dans la réalité et les habitudes quotidiennes. Il vous invite à passer une année au Japon, en suivant les spécificités de chaque saison. Une manière, je crois, appropriée d’aborder des sujets de société divers. C’est une partie que j’ai adoré écrire et qui vous plonge à distance au coeur du Japon et de ses petites manies si évocatrices de son identité.

LES ILLUSTRATIONS

Dans cette aventure, j’ai eu la chance et l’honneur d’être accompagné par Morgane Boullier, une illustratrice de grand talent qui réside actuellement à Tokyo. Ses magnifiques dessins ponctuent l’ouvrage et apportent tellement de chaleur et de délicatesse à l’ensemble. Je suis vraiment fan de son travail. Jetez un oeil plutôt :

Allez vite suivre ce qu’elle fait sur son Instagram : https://www.instagram.com/morgane.boullier/

L’OBJET

Il est important de comprendre que Quelque chose du Japon n’est pas un livre de photo. Je le précise, car certains me connaissent surtout pour mon travail photographique. Bien que la mise en page soit très agréable et aérée, avec beaucoup de photos et des illustrations, le texte reste majoritaire.
Voici les dimensions : 130 × 190 mm. C’est donc un format transportable, proche du A5, idéal pour l’emmener avec soi en voyage 😉

À PROPOS DES ÉDITIONS NANIKA

Nanika est une jeune maison d’édition indépendante spécialisée dans les ouvrages sur le monde, le voyage et les cultures étrangères. Elle contribue à envisager nos voyages sous une approche plus humaine et respectueuse. En plus leurs ouvrages sont imprimés en France sur du papier issu d’une production responsable.
Je vous invite à les suivre et à découvrir le travail passionnant qu’ils font. 

Nanika sur instagram : https://www.instagram.com/editionsnanika/
Nanika sur twitter : https://twitter.com/editionsNanika
Nanika sur facebook : https://www.facebook.com/editionsNanika

Quelque chose du Japon entre donc dans une collection d’ouvrages très intéressants et originaux sur de nombreux pays.

Pour comprendre le but de la collection Quelque chose de, le mieux est encore de laisser la parole à Nanika :
« L’objectif est de partir à la rencontre d’un pays comme on rencontre une personne : apprendre à connaitre son passé, son présent, ce en quoi il croit, ce qui lui fait peur, ce qu’il aime manger, quelles traditions il respecte, pourquoi… C’est remettre l’humain au centre, les étrangetés du quotidien, les petits moments de la vie, les anecdotes qui peuvent surprendre mais qui sont tellement symboliques… « 

Je sais pas pour vous, mais moi j’adore cette approche. Ça correspond tellement à ce que j’ai toujours tenté de faire sur les pages de ce site.

REMERCIEMENTS

Je tiens à remercier tous ceux qui m’ont soutenu dans l’élaboration de ce livre, notamment ceux qui m’ont permis d’utiliser certaines de leurs photos pour illustrer divers sujets. Je pense notamment à Geoffrey, ami et collègue au sein du collectif Japon Safari, à qui l’on doit la très belle photo de couverture.
Allez voir son travail ici : https://www.suteki.fr

Je tiens aussi à remercier les Éditions Nanika. Tout ceci n’aurait pas été possible sans eux. Merci de m’avoir fait confiance.

UN RÊVE

Écrire un livre, pouvoir l’éditer est clairement un rêve de gosse. C’est une chance de pouvoir mener à bien un projet comme celui-ci. J’ai essayé d’être le plus généreux possible et de me consacrer à fond à son élaboration.
Je pense vraiment que ce livre est une sincère invitation au Japon. Une manière sympa de s’y plonger, à défaut de pouvoir s’y rendre facilement avec la situation mondiale actuelle.

COMMENT ACHETER LE LIVRE ?

Vous pouvez commander Quelque chose du Japon directement sur le site de Nanika à cette adresse :

https://editions-nanika.fr/produit/quelque-chose-du-japon/

Pour les commandes hors de France, vous pouvez contacter la Maison d’édition directement par mail à cette page, ils traiteront les demandes au cas par cas : https://editions-nanika.fr/contact/

Le livre sera aussi distribué dans de nombreuses librairies en France, Belgique et Suisse. Il ne faudra pas hésiter à les solliciter.

Je compte sur votre aide. Partagez l’article, répandez l’information, achetez le livre. Merci de soutenir mon travail et par la même occasion les projets indépendants initiés par des passionnés dans le monde de l’édition. On a besoin de vous 😉

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L’horizon 2020

Par Posted on 4 min lecture
Il est grand temps de faire un petit topo sur ces pages, laissées bien seules faute de temps. J’en suis le premier désolé. En tout cas, j’aimerais déjà revenir sur 2019 pour ensuite parler de 2020. Attention, le programme est assez riche !

Refonte du site

Déjà pour commencer, les anciens l’auront remarqué, il y a eu une refonte du site au printemps 2019 pour une nouvelle apparence plus sobre. J’aurais juste aimé fournir ensuite plus de contenu.

Les safaris

2019 a été intense. Les visites à Osaka se développent à mesure que l’image de la ville évolue. Elle commence enfin à bénéficier d’une certaine réputation et son nom est plus souvent accompagné de remarques positives. Le monde du tourisme évolue, et la sensibilité des voyageurs aussi.

www.osakasafari.com

Durant l’année écoulée j’ai notamment vu mon nom indiqué dans les nouveaux Guides du routard. J’avais accueilli leur auteur envoyé sur Osaka pour l’aiguiller. Avec les Guides Evasion et avec Kotchi Kotchi, le super livre des Éditions Issekinicho, ça fait trois livres où l’on peut me retrouver ainsi que les Osaka Safari. Pas mal !

La référence pour préparer son voyage au Japon

Une rencontre…

À l’été 2019, j’ai aussi eu la chance de pouvoir rencontrer François Simon lors de son passage à Osaka. Pour ceux qui ne le connaissent pas, il est surtout connu comme critique gastronomique. Il a aussi animé pendant 3 ans l’émission Paris Dernière. C’est aussi quelqu’un qui aime beaucoup Osaka et sait la voir avec le regard juste. Une rencontre brève mais très enrichissante. Le genre de personnes inspirantes et jamais avares en conseils sobres mais terriblement concrets et bénéfiques.

Lancement des Kobe Safari

Fin 2019, j’ai lancé des visites guidées à Kobe avec sa meilleure ambassadrice, à savoir Eva du blog Frenchynippon. Allez voir le travail remarquable qu’elle effectue sur son site et ses réseaux sociaux. Et surtout pensez à Kobe lors de votre prochain séjour. La ville est chouette, pleine de surprises, avec une ambiance assez unique. Ce serait dommage de s’en priver.

Le livre de Joranne

Vous connaissez Joranne ? Si c’est pas encore le cas, foncez voir son travail sur son site : www.joranne.com

J’ai eu la chance d’écrire la préface de son livre sorti fin 2019. Un honneur et un grand plaisir de pouvoir associer ma plume à son formidable travail. Le livre a du succès et c’est amplement mérité. Pour commander le vôtre, ça se passe ici : Maneki-neko et autres histoires d’objets japonais

Joranne nous offre un ouvrage à déguster, une fenêtre ouverte sur le Japon, une mine d’or sur la culture nipponne et ses objets qui peuvent paraître anodins, mais en disent long sur le pays d’or ils viennent et sur ses habitants.

Extrait de la préface
La jolie dédicace de Joranne avec le Maneki-neko du sanctuaire Sumiyoshi d’Osaka 🙂

Une vidéo Youtube

Place maintenant à 2020. Une année commencée avec un petit projet que je préparais en fil rouge, petit bout par petit bout depuis 1 an. Une vidéo nostalgique qui retrace l’histoire de mes premiers séjours au Japon et des nombreuses vidéos faites sous le nom de Japan Trotter. Et je dois dire qu’avec plus 3100 vues en 3 semaines, vous semblez avoir apprécié. C’était un exercice particulier car la vidéo est une de mes premières passions, laissée de côté depuis longtemps maintenant. Y revenir m’a fait du bien.

Il m’a fallu du temps quand même pour revenir sur ces choses du passé. Le temps permet de transformer le regard qu’on porte sur les choses. Ces vieilles vidéos ont une saveur toute particulière aujourd’hui. Et je me rends compte finalement que mon camarade de voyage et moi, on a peut-être été parmi les premiers Français à poster sur Youtube des vidéos de leurs voyages au Japon. Des VLOGS avant l’heure quoi 🙂

Si vous ne l’avez pas encore vue, préparerez 11 minutes de voyage dans le temps et n’oubliez de commenter et partager. Merci !

Une petite expo à Paris

Du 18 au 29 février 2020, se déroulera à l’Espace Japon à Paris, une petite expo faite conjointement avec Audrey Ronfaut. C’est une amie et journaliste avec qui j’ai notamment travaillé sur le projet Osaka Kitchen. Cette fois-ci, on va parler en photo de ce Japon de l’envers, ce Japon populaire et attachant qui se cache dans les coulisses et dont j’ai beaucoup parlé sur ces pages. Je ne pourrais pas me rendre sur place pendant l’exposition malheureusement, mais si vous en avez l’occasion, allez y faire un tour ! Et avec un peu de chance vous pourrez rencontrer Audrey sur place. Elle fait un super travail pour organiser cette exposition sur place alors que je suis bloqué au Japon. C’est elle qui rend cet évènement possible !

Pour plus d’info, ça se passe ici : https://www.espacejapon.com/actualite/le-japon-de-lenvers/

Un gros truc dans les cartons…

Ah et pour finir, 2020 sera aussi l’année d’un gros projet sur lequel je travaille depuis plusieurs mois. Vous en saurez plus très bientôt, ici et sur les réseaux. En tout cas, j’ai hâte de vous en parler. Gardez un oeil par ici pour ne rien rater.

Tips : Les plus impatients pourront découvrir avant tout le monde l’info pendant l’exposition à l’Espace Japon. Une raison de plus pour y aller ! 😉

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Sowaka, l’invitation

Article sponsorisé avec une liberté totale dans sa rédaction

Par Posted on 5 min lecture
Il y a des invitations qui ne se refusent pas, surtout si elles proviennent de l’hôtel Sowaka à Kyoto. Mes amis et collègues, David (lejapon.fr), Geoffrey (suteki.fr) et moi-même avons eu la chance de pouvoir manger et dormir dans ce magnifique lieu, à quelques pas du sanctuaire Yasaka mais aussi du quartier de Gion.

C’est avec un peu de nostalgie que je me suis rendu là-bas. Non pas que je connaisse le lieu mais simplement que visiter des établissements touristiques faisait partie de mes activités professionnelles quand je travaillais comme créateur de voyages sur-mesure au Japon. C’est ainsi que j’ai pu notamment découvrir un peu le monde du luxe. L’hôtel Sowaka fait justement partie de ces établissements de prestige. Ceux dont le seul fait d’entrer en son sein révèle déjà d’une expérience en soi.

Quand un architecte ou un designer fait bien son travail tout devient plus facile pour un photographe pour faire de jolies photos. Et le moins que l’on puisse dire c’est que l’hôtel Sowaka est photogénique ! Chaque recoin, chaque espace est agréable à regarder. N’y attendez pas des espaces grandiloquents, ici les pièces forment un assemblage qui favorise une certaine discrétion comme savent si bien le faire les Japonais. On y retrouve l’agencement propre aux auberges traditionnelles, les ryokan. Mais d’ailleurs le Sowaka, est-ce un ryokan ou non ?

Un établissement hybride

Sowaka se définit comme un Small Luxury Hotel. Mais pour comprendre il faut revenir en arrière. Le bâtiment principal, le Honkan vieux de 150 ans, était un ancien restaurant traditionnel de type ryotei. Rénovée tout en préservant l’identité d’origine du lieu c’est cette partie de l’hôtel qui nous fait hésiter. On se croirait arriver dans un ryokan.

Pourtant les agencements intérieurs, entre matériaux d’origine et touches modernes, nous font rapidement comprendre que nous sommes face à quelque chose d’hybride. L’impression est d’autant plus forte qu’un bâtiment annexe a été construit à côté de l’ancien, apportant une vision plus contemporaine du sens de l’accueil japonais.

Au-delà de l’esthétique, il faut bien comprendre l’essence la plus pure d’une nuit en ryokan. C’est un lieu dont le repas est aussi important que le logement, ce qui explique pourquoi la demi-pension est quasi systématique et que le prix est par personne et non par chambre. En principe il est rare de rester plusieurs jours dans un ryokan. C’est possible mais ce n’est pas prévu pour cela initialement. L’hôtel Sowaka vous permet de bénéficier à la fois des aspects charmants des auberges traditionnelles, leur esthétique, leur sens pointu du détail et de la discrétion, tout en gardant une approche plus souple et internationale. Le raffinement et l’élégance dans une bulle plus décontractée. Comme dans un hôtel standard, il est possible de ne prendre que les nuits au Sowaka, idéal pour les voyageurs qui préfèrent aller explorer les délices nocturnes que révèle Kyoto.

Le restaurant

Mais si le coeur vous en dit, la gourmandise ne se boude pas au Sowaka. Ici le restaurant, nommé La Bombance Gion, est la version kyotoïte d’un établissement déjà titré par les guides Michelin à Tokyo. Le Chef Urimori-san, 30 ans d’expérience, a su là aussi mélanger les genres, à l’image de l’hôtel dans lequel il officie. Fusion encore donc mais avec une grande sensibilité. C’est très intéressant en plus d’être exquis. Morceaux choisis.

Et cerise sur le gâteau, il est possible de déjeuner au restaurant à midi sans forcément dormir à l’hôtel. Le prix pour le Lunch Set est d’ailleurs très intéressant vu la qualité de ce qui est servi. Quand on y était il y avait une soupe de Nyumen avec huile pimentée Rayu, bol de riz avec tartare de thon Negitoro, alvins et jaune d’oeuf, un excellent Tofu froid avec bouillon et flocons de bonite (coup de coeur), différentes petites assiettes, Tsukemono et une gelée froide avec Azuki en dessert pour se rafraîchir la bouche la fin du repas.

Les chambres

Nous avons donc deux bâtiments, le Honkan et l’annexe pour deux approches différentes. On se rapproche d’un ryokan classique avec le Honkan avec notamment 3 chambres spacieuses qui s’articulent autour d’un magnifique jardin intérieur et sa maison de thé. Mais quand on y regarde de plus près, les salles de bain sont très modernes et le couchage se fait sur des lits à l’Occidentale. Ambiance traditionnelle, confort international. Le meilleur des deux mondes diront certains.

L’annexe permet plus de libertés. C’est assez original ! Il y a des trésors pour les photographes dans certaines de ces chambres ! Et il est important de comprendre qu’aucune chambre du Sowaka n’est identique.

Dans toutes les chambres, les équipements et accessoires, literies, savons et produits de beauté sont les mêmes, que ce soit pour la chambre la plus abordable ou la suite. Il faut noter aussi que la boutique Masa Antiques de Kyoto est en charge des éléments décoratifs. Meubles et vases de choix disséminés dans l’hôtel avec gout.

Un détour par le bar

Nous avons même eu le droit de profiter d’un cocktail au bar, qui est ouvert sur demande. C’est un petit espace mais c’était très sympa encore une fois de vivre ce service finalement très occidental dans un bâtiment de 150 ans.

Le petit déjeuner

Après une bonne nuit, rien de tel qu’un bon petit déjeuner pour commencer la journée. Comme dans beaucoup d’établissements il est possible de choisir entre un petit déjeuner japonais ou continental. A titre personnel, le matin chez moi, je ne mange pas japonais, en revanche quand je dors dans un établissement qui me propose un petit déjeuner japonais je le prends systématiquement. J’apprécie vraiment ! Nous descendons au restaurant où un excellent repas nous attend.

Les prix

Vous vous en doutez, l’hôtel Sowaka n’est pas adapté à toutes les bourses. Les prix peuvent aller d’environ 30 000 yens par nuit pour les chambres les plus abordables à 130 000 yens pour la suite la plus prestigieuse. C’est cohérent vu la qualité proposée, le confort, l’espace et l’emplacement hyper central. Je pense en tout cas qu’un établissement de cette qualité est une expérience à faire au moins une fois au Japon. Je me souviens encore de mes premières nuits dans ces établissements de prestige. C’est une expérience marquante qui a du sens surtout dans ce pays je trouve, où le luxe, comme tant d’autres choses, revêt des formes si particulières qui tranchent avec ce qu’il peut se faire ailleurs. Unique, comme si souvent ici.

Demain ?
Le jour suivant ?
Qui sait ?
Nous sommes ivres
De ce jour même !

Ryōkan Taigu
Pour suivre le Sowaka

Vivre pour écrire ?

Refonte du blog et nouvelle dynamique

Par Posted on 2 min lecture

Il est venu le temps des gouttes. Le temps des flaques qui s’invitent sur notre route. Tsuyu, la saison des pluies. Cette eau qui vient couler sous les ponts de nos vies. Tandis que nos habitudes quotidiennes deviennent moites, les moments d’introspections pleuvent. Un nouveau départ qui vient perler sur la peau ? 

Il n’y a pas que des goutes qui ont coulé sous les ponts sur ce blog. Le temps a fait son œuvre. Ni abandonné ni actif. Disons en suspension. Papa de deux enfants maintenant les priorités évoluent, le temps libre fond comme neige au soleil, et ce blog a hiberné. J’en suis le premier désolé. Il continuera de somnoler quand ce sera nécessaire. Et il se réveillera quand le printemps arrivera.

En tout cas, je n’ai jamais si peu écrit de ma vie depuis mes 10 ans et Ems premières histoire inventées sur un calepin. Quelque part ça me manque. Mais j’aimerais que dorénavant l’écriture devienne aussi une étape plus concrète. J’y travaille. Nous aurons l’occasion d’en reparler mais les choses évoluent et un projet est en cours. J’espère le premier d’une longue série. 

Comme vous pouvez le constater pour les habitués, le blog a changé de peau. Plus sobre, plus simple, il me correspond plus aujourd’hui. Il a muri je pense comme j’ai peut-être évolué moi-même. 

La technique évolue aussi, avec elle la résolution des écrans. Mes photos entre 800 et 900 pixels de large ne sont plus assez nettes dorénavant. Je suis en train d’envisager de les recharger à nouveau pour une meilleure résolution, en utilisant le Plugin de l’ami Jordy que je conseille grandement : WP Retina 2x

Bref, j’espère pouvoir continuer d’écrire ici un peu plus et surtout d’avoir toujours des choses à dire. Mon travail avec les visites d’Osaka me fait tellement partager avec les voyageurs que sur le blog j’aimerais que ça prenne une forme différente. Il y a eu toutes sortes de thématiques évoquées ici. Difficile de savoir ce qu’il en sera dorénavant mais j’invite tout le monde à se replonger dans les entrailles de ce site car certains articles méritent surement toute votre attention. 

Bref, tout ça pour dire qu’il y a eu sur le blog une nouvelle dynamique. Je ne pourrais jamais revenir aux périodes les plus actives de ce site mais je tâcherais de continuer de l’entretenir comme une oeuvre parallèle à ma vie 🙂 Merci à tous !

Après la pluie viennent les Hanabi.

Horizons de Taiwan

Par Posted on 6 min lecture

Taiwan pour moi c’était Millenium Mambo, film du réalisateur Hou Hsiao-Hsien, qui suit la jolie Shu Qi dans ses déambulations nocturnes au coeur d’une Taipei moderne, « stroboscopée » de bars et discothèques. Le tout rythmé par la musique de Lim Giong. C’était une image forte pour moi dans les années 2000, mais un peu solitaire à vrai dire.

En octobre 2017, nous avons fait la réunion annuelle de l’équipe des safaris photo à Taiwan. Pourquoi Taiwan ? Parce que Vincent, habitué des balades à Tokyo, y développe les Taiwan Safari depuis un moment déjà. Il y a encore tant à faire sur place pour développer le tourisme mais c’est un des premiers Français à se pencher sur le sujet. Quand je le regarde, j’ai un peu l’impression de me revoir en 2012 face au challenge de développer mes visites d’Osaka et faire comprendre tout l’intérêt de passer ici.

UN BRIN D’HISTOIRE

L’histoire de Taiwan est assez courte mais très mouvementée. Mais ce que je trouve intéressant en visitant cette île c’est qu’on peut y voir culturellement une Chine alternative. En gros on peut voir à quoi aurait pu ressembler la société chinoise sans la révolution culturelle de Mao Zedong.

Je vous la fais simple : dans les années 40, Tchang Kaï-chek voyant sa défaite politique face à Mao arriver, décide d’installer son gouvernement à Taiwan, avec 2 millions de fidèles, des intellectuels, des artistes et tout l’or stocké dans la Cité Interdite. Malin le bonhomme 😉

Tchang Kaï-chek est souvent à l’honneur sur place, à l’image de son mémorial. Vincent nous explique que l’homme est pourtant controversé, notamment pour la période de la Terreur blanche ainsi que la dictature mise en place ensuite.

Aujourd’hui républicaine, Taiwan est donc une nation sans vraie influence communiste dans son fondement, aujourd’hui très ouverte et embrassant la modernité avec force.

Je précise qu’il est important de ne pas confondre Taiwan et la Chine bien que l’histoire de ces 2 pays soit liée. Je laisserai Vincent vous expliquer plus en détails tout ça, surtout qu’il n’y a pas que le peuple chinois sur l’île, un autre peuple était là depuis bien plus longtemps.

TAIPEI

Mon expérience ne s’est basée que sur Taipei. Je n’ai pas envie de parler de Taiwan au sens large car je ne connais pas. Je n’ai pas envie de faire avec Taiwan la même erreur que l’on fait avec le Japon en considérant que Tokyo représente le pays. Il y a toujours un décalage entre un pays et sa capitale, peut-être encore plus dans les pays d’Asie qui se développent encore.

C’est à travers les nuages que mon regard se pose en premier sur les terres de cette  « Isla Formosa ». Le vent fait balancer un peu l’avion et nous atterrissons à l’aéroport de Taoyuan.  Les systèmes de transports publics semblent très efficaces et modernes. On rejoint Taipei en 30 minutes.

Les premiers pas dans le centre-ville nous plongent comme dans un film. Il y a quelque chose de très cinématographique ici. Surtout dans les petites ruelles secrètes coincées entre les immeubles dégradés, que Vincent semble connaitre sur le bout des doigts.

Ça part dans tous les sens, les outils, les gens, les odeurs se mélangent dans un charmant bordel coloré où tout semble ne tenir encore debout que par magie. Les étals, les fruits, les marchés sont impressionnants ! Et j’y ai mangé la meilleure mangue de toute ma vie 🙂

Je marche et lève les yeux. Un bout de ciel timide se cache dans l’interstice d’arrière d’immeubles tantôt noircis par le temps tantôt verdi par des plantes tropicales qui leur grimpe dessus. Les tubes, fils et câbles qui dansent au-dessus de ma tête, des effluves exotiques me ramènent devant moi, où une flaque d’eau, que tout le monde évite, reflète une échoppe fumante maquillée de néons grésillants. Il règne une ambiance si spéciale. La vue est attirée par des lanternes rouges qui colorent le mur où elles se balancent. C’est prenant ! J’entends dans ma tête un vieux vinyle passant quelques chinoiseries d’Onra.

On a souvent envie de prendre en photo ce que font les locaux. Je ne sais pas si c’est parce que je me retrouve dans un pays dont je ne connais pas la culture mais en tout cas c’est l’effet que ça me fait. Pour la street-photo, Taipei c’est top ! En plus les gens sont plutôt sympas.

Sur place je n’avais emporté qu’un objectif 50mm et mon vieil iPhone, donc j’étais pas mal réduit au niveau des possibilités photographiques. J’ai un peu regretté sur le coup car les petites ruelles étroites seraient bien passées avec un grand angle. Mais bon, on tente alors d’autres exercices photographiques.

Dès les premières heures on remarque que c’est encore une société où les libertés individuelles sont grandes. On voit en permanence cette audace et ces initiatives personnelles qui font de Taipei une ville qui grouille. Le Japon parait beaucoup plus strict et figé à côté, même pour moi habitué à une Osaka assez libérée.

Dans les temples au premier abord tout semble si difficile à comprendre. Une femme jette par terre des bouts de bois. Un homme récite une prière. Pourquoi ces offrandes ? Que signifient toutes ces divinités ? C’est aussi là que les lumières de Vincent sont les bienvenues pour comprendre les rites, les symboles, les principes du taoïsme. Faut dire que le bonhomme est particulièrement calé sur la religion et le folklore.

La bouffe est bonne. Parfois déroutante mais c’est pour être dérouté que je voyage. Vincent m’explique qu’on dit qu’à Taiwan tout est sucré sauf les desserts. C’est vrai que y a beaucoup de gouts sucré-salés et que les desserts ont souvent une note salée. En tout cas, quelques mois plus tard, j’ai tellement envie de remanger les « gyoza » locaux. Franchement, c’est à tomber ! Une claque 🙂

Bon souvenirs aussi avec ces dégustations de Oolong. Le thé hein, pas le cochon dans Dragon Ball ^^

Un petit bonus, je confirme qu’Osaka semble avoir bien la côte à Taiwan, au vu des nombreux rappels de la ville ici 😉

TAIWAN SAFARI

Je ne saurais que trop vous conseiller de faire appel à Vincent pour vos visites de Taiwan si vous ne voulez pas passer à côté de l’essence même des lieux que vous visitez. C’est le principe de nos safaris photos, vivre un peu comme un local, ouvrir des portes cachées, optimiser son temps sur place, comprendre les spécialités locales et y gouter, améliorer ses connaissances culturelles et rencontrer un accompagnateur sympa au parcours atypique et qui parle la langue du pays que vous visitez 😉

Vincent, mec passionné et passionnant qui connait aussi très bien le Japon et saura donner du liant entre les deux cultures, ce qui est particulièrement intéressant. Le Japon et Taiwan jouent une partie de ping-pong culturel depuis pas mal de temps et il saura vous éclairer sur cet aspect-là. Par exemple, savez-vous qu’il existe des Torii japonais à Taiwan ? Où que l’on peut y voir des statues de Kukai, célèbre moine à l’origine du pèlerinage des 88 temples de Shikoku ?

Aller à Taiwan depuis le Japon

Pour ceux qui prévoient de visiter Taiwan depuis le Japon, sachez que les diverses compagnies low-cost comme Peach, JetStarScoot, Vanilla et Tigerair. Il y a parfois des promos très intéressantes. Et pour ceux qui seraient à Okinawa, le prix de base est de seulement 4000¥. Vous n’aurez plus d’excuses 🙂

Pour approfondir et suivre le travail de Vincent
www.taiwansafari.com
@taiwansafari sur Twitter
@hoxiong sur Instagram (un super compte pour en en prendre plein la vue et en apprendre plus sur Taiwan)

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Les Yatai, l’âme des rues d’Asie ?

Par Posted on 5 min lecture

Le son d’une chalemie résonne au loin dans les ruelles du quartier. Des jeunes hommes en costard marchent encore en ces heures tardives sous la pleine lune. L’un d’eux s’exclame :

« Ah ! Je veux manger des ramen ! »

C’est alors qu’ils se dirigent vers le son. Un homme d’âge avancé pousse un chariot de bois illuminé par des lanternes apparaît au coin d’une rue. 

« Occhan ! Trois bols de Ramen s’il te plait ! »

L’homme pose alors son chariot, range sa chalemie, allume sa radio et passe vers l’arrière où se trouvent deux grosses marmites, une pour le bouillon et l’autre pour l’eau chaude. 2 minutes plus tard. Les bols sont prêts tandis que Kiiroi Sakuranbo des Three Cats passe. Ces ramen ce ne sont pas les meilleurs de leur vie, mais dans la fraicheur nocturne, la chaleur du bol qui fume a quelque chose de réconfortant. 

DES ÉCHOPPES EMBLÉMATIQUES

Les Yatai, sorte de stands ambulants, sont monnaie courante en Asie. Pour nous autres, Occidentaux, ils revêtent d’une part d’exotisme mystérieux. Charmants mais douteux à la fois, on se laisse avoir parfois de bon coeur face à des vendeurs insistants. L’Europe a aussi connu ce genre d’ambiances mais notre société cartésienne, régulée et aseptisée ne laisse plus vraiment de brèche pour l’improvisation dans l’espace de nos rues pavées. Enfermés dans une mentalité binaire où le monde se sépare tout simplement entre ce qui est légal et illégal, on s’étonne de voir le charmant bordel organisationnel qu’il peut encore y avoir dans les villes où cette frontière est moins palpable.

Merci à Ronan (TanuKitsuNeko.com pour la photo
Car oui on aime à penser le Japon comme d’un pays hyper régulé, discipliné et aseptisé. A tel point qu’il ferait passer l’Europe pour le dernier de la classe en terme d’organisation. Mais si on regarde de près le Japon on constate que cette image n’est que partiellement vraie et que cette structuration est en réalité assez récente ici. Sans compter qu’il reste encore vraiment beaucoup de zones dites grises ; ni blanches, ni noires. Qu’on le veuille ou non, le Japon reste un pays d’Asie.

HISTOIRE DES YATAI AU JAPON

Les Yatai ont avant tout commencé pour répondre à un besoin, une demande. Un évènement désastreux comme le grand incendie de Meireki en 1657 à Edo aurait eu une grande influence dans le développement de ces stands ambulants. Il faut savoir qu’on estime que cet incendie aurait détruit plus de la moitié de la ville, faisant environ 100 000 morts. De nombreux travailleurs venus la reconstruire se pressèrent dans les zones dévastées. Afin de les nourrir des restaurateurs, plus ou moins improvisés, se seraient installés sur le bord des routes pour palier le manque de véritables établissements. Le principe a eu du succès et se serait développé ensuite pour sa chaleureuse convivialité.

Estampe montrant les Yatai dans les rues d’Edo
Les stands Yatai aujourd’hui ce sont surtout ces échoppes provisoires qui s’installent lors des festivals et Matsuri au Japon, notamment près des cerisiers en fleur. Mais ici, je préfère me pencher sur ces restaurateurs ambulants qu’on trouve dans la rue. J’avais d’ailleurs déjà parlé des fameux Yatai de Fukuoka.

Jusqu’à récemment, même en plein coeur d’Umeda, pile en face du Yodobashi Camera on pouvait en voir. C’est impensable aujourd’hui !

Merci à Thomas du blog La rivière aux canards pour cette photo prise en 2002

LE DÉCLIN

Petit à petit, les Yatai disparaissent. Et ce n’est pas que le Japon qui est touché. Plus un pays d’Asie se développe et s’enrichit et moins on en voit, comme s’il était une échelle de mesure du « progrès » économique. Bangkok étudie d’ailleurs la possibilité d’interdire purement et simplement la Street Food.

Pour beaucoup, ces stands font vraiment vieille Asie crasseuse et démodée. Leur disparition fait entrer le pays dans la modernité aux yeux de leurs dirigeants. 

Voici par exemple la comparaison entre une photo prise en 2011 sur les bords de la rivière Akagawa à Osaka et ce qu’on y trouve aujourd’hui : grillage, béton. Le béton, cette réponse à tant de problèmes au Japon.

Photo de Kens7a (http://blog.livedoor.jp/cm9onf777/) et Google

LES RAISONS DE LEUR LENTE DISPARITION

  • Beaucoup sont liés à la mafia locale. Difficile pour le pays de contrôler ces business, de réguler les emplacements pris et récupérer sa part de bénéfice.
  • Des lois de plus en plus restrictives, notamment sur l’hygiène. Donc plus complexe à mettre en place.
  • Les Yatai ont une image sale et négative parfois. Une partie de la population boude ces « vieilleries dignes des périodes de disettes de l’après-guerre ».
  • À l’époque, les Yatai commençaient quand les magasins et restaurants standards fermaient. Aujourd’hui, beaucoup de restaurant restent ouverts jusqu’à très tard la nuit. Plus besoin de se replier sur les stands de rue.

Les premiers JO à Tokyo en 1964 ont été la première grosse vague de disparition des Yatai. Il fallait mettre en ordre les rues de la capitale pour montrer au monde l’entrée dans la modernité (Occidentalisée) du Japon. Ils subsistent encore un peu malgré tout aujourd’hui. Mais les prochains Jeux de Tokyo en 2020 pourraient bien donner l’ultime coup de massue à ce monde déjà si bancal.

Merci à Geoffrey (Suteki.fr) pour la photo

Il reste toujours de la Street Food au Japon, notamment dans certains quartiers d’Osaka. Mais ça reste des établissements permanents. J’aime l’idée de ces restaurants transportables ou improvisés. Le problème qu’ils peuvent poser sont compréhensibles. Je trouve normal qu’on veuille un peu réguler tout ça et éviter les risques et accidents. Mais n’y a-t-il pas des solutions alternatives afin d’éviter leur totale disparition ?

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Osaka Retro Houses, un nouveau compte Instagram

Par Posted on 3 min lecture

Voici un nouvel article pour vous présenter une nouvelle initiative de ma part. Elle me travaille depuis un moment mais voilà, j’ai sauté le (petit) pas. Je viens de créer un nouveau compte sur Instagram en plus de @horizonsdujapon que vous connaissez probablement déjà et qui continuera parallèlement.

Dans ce nouveau compte il est question de vieilles maisons japonaises à Osaka, au sens large du terme. Bien que je m’autorise à prendre des libertés un jour sur ces points, ces maisons sont toutes prises de face et de la même manière. Elles sont témoins des époques MeijiTaisho ou Showa, autrement dit elles ont entre 130 et 60 ans environ.

Si vous me suivez ici, vous savez à quel point je suis sensible à ces vieilles barques plus ou moins délabrées et à ces bâtiments d’avant et d’après-guerre. J’en parle souvent comme dans cet article sur les maisons disparues, ou ici sur un hameau presque abandonné, ou encore quand je parle de ce Japon de l’envers tel que je le nomme personnellement.

Il en reste des milliers de vieilles maisons sur Osaka mais peu semblent le savoir où y prêter attention. En France personne n’en parle jamais, personne ne dit qu’Osaka en regorge et donc personne ne va à leur rencontre ou ne les regardent avec attention quand par hasard leurs yeux non préparés se posent dessus. On passe devant sans y accorder d’importance.

Pourquoi un tel projet ? Déjà pour témoigner. En postant ces photos ces maisons peuvent survivre. J’ai par exemple déjà posté deux photos de maisons qui n’existent plus aujourd’hui. Combien vont suivre ce mouvement parmi celles que je posterai  prochainement ? Ces maisons peuvent ainsi rester un peu vivantes à travers vous quand vous poserez le regard sur elles via ce compte.

Ces battements sont souvent des vestiges d’une époque qui se meurt chaque jour. Elles ont été l’antre d’une vie de famille. Des gens y ont vécu, on y a entendu des rires, on y a vu des larmes. Destinées à être réduites en poussière, j’avais envie de leur rendre hommage. Je le fais sur Osaka avec l’espoir aussi qu’on change un peu sa vision à son sujet plutôt que de rabâcher machinalement qu’elle est industrielle quand bien même on n’a pas vu d’usine lors de sa visite de la ville.

Maison détruite en 2013 qui se trouvait au coeur d’Amerikamura

Il y a donc une démarche presque sociologique dans tout ça. Ce sont des photos d’une banalité quotidienne. Néanmoins, j’ai compris récemment que quand, installés dans notre présent, on se tourne vers les temps révolus, on a tendance à vouloir connaitre la banalité du quotidien d’alors pour voir comme il était par rapport à celui que l’on vit aujourd’hui. Finalement, plus le temps passe et plus ces photos prendront de la valeur. 

Merci de soutenir ce projet en partageant cet article et en suivant @Osaka_retro_houses sur Instagram 🙂 Je compte sur vous !

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Ces photos qui dorment

Par Posted on 3 min lecture

Ce blog a des périodes d’hibernation. J’en suis sincèrement désolé. Mais ne vous inquiétez pas, le printemps revient toujours toquer aux portes de l’hiver.

Il n’y a pas que le blog qui hiberne, beaucoup de mes photos également. C’est un classique pour tous les photographes j’imagine. De nombreux clichés, peu de visibles et des ratés.

Ces photos dans les bras de Morphée, il y en a tant ! Elles attendent patiemment leur passage sous les projecteurs. Arrivera-t-il ? Depuis mes premières explorations nippones j’en ai emmagasiné tellement ! Je viens les voir de temps en temps, les bichonner, leur refaire une beauté pour qu’elles tiennent le coup avant de refermer le coffre où elles sont entassées.

Elles pleurent parfois alors je viens voir ce qui se passe. Elles me disent que personne ne les regarde. Qu’elles n’ont pas été créées pour mourir d’ennui au fond d’un dossier. Elles ont un destin, celui d’être partagé. Elles témoignent d’un lieu, d’un moment figé, d’un regard de l’instant, d’une sensibilité du photographe à la seconde où elles lui sont apparues.

La vie est un théâtre sans entracte où la pause n’est possible qu’avec un appareil photo.

Quelles valeurs ont ces photos ? Comment peut faire un photographe pour savoir si telle photo est digne d’intérêt ? Comment être sûr que quelqu’un se souciera de les regarder, mais surtout, de les apprécier à leur juste valeur ?

Je les classe, cherche une thématique pour les relier, parfois en vain. Manque de temps, manque d’inspiration. On se dit que quitte à les réunir ensemble pour les montrer autant le faire correctement. Seulement parfois, on ne peut pas réaliser tout ce que l’on a en tête. Il y a des priorités dans la vie et la préciosité du temps rend difficile l’accomplissement des innombrables idées qui germent dans notre esprit à chaque seconde. 

Quelquefois on se demande, pourquoi faire tout ça ? Pourquoi bloguer ? Pourquoi écrire toutes ces choses ? Pour qui ? Pour quelles raisons ? 

Mais si tu réfléchis trop c’est fini ! Il faut parfois avancer tête baissée, sans se mettre de pression. J’aime suivre mon instinct et les chemins qu’il me dicte passent souvent par ici. Ce blog est un fil rouge de ma vie. Une « oeuvre » qui s’agrandit au fur et à mesure que le temps passe.

Alors j’attrape quelques photos laissées de côté, les prend virtuellement dans mes mains pour vous les montrer ici. Il y en a des milliers d’autres qui dorment encore et que j’entends parfois crier de désespoir. À moins que vous aussi vous les entendiez ? C’est possible, car elles ont besoin de vous. Elles veulent se montrer et que vous posiez le regard sur elles, petites poupées de pixels.

Merci d’être venu dans cette pièce pour les rencontrer aujourd’hui. Je crois que vous avez fait des heureuses ^^

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Silence, où le christianisme muet au Japon

À l’occasion de la sortie prochaine de Silence, nouveau film de Martin Scorsese, adapté du roman éponyme de l’écrivain catholique Shusaku Endo, je vous propose une introduction sur la fascinante histoire du christianisme au Japon.

J’ai lu Silence (沈黙), il y a quelques années. J’en garde un souvenir fort. Le contexte est particulièrement intéressant et l’histoire soulève des thématiques pesantes qui trouvent encore écho aujourd’hui tant notre histoire et les cultures du monde sont intimement liés aux religions. C’est une fiction (inspiré de faits et de personnages historiques) qui se déroule dans le Japon du 17e siècle. On en ressort enrichi. Un livre dur mais que je conseille vivement et qui est d’ailleurs lauréat du prix Tanizaki en 1966. Pour en savoir plus : http://www.folio-lesite.fr/Catalogue/Folio/Folio/Silence

christ-japonais

LES PREMIERS PAS

C’est en 1543 que les premiers Occidentaux arrivent au Japon. Ce sont des Portugais qui débarquent sur une plage de l’île de Tanegashima, dans la préfecture de Kagoshima. Accompagnés de Chinois, ils ont pu communiquer avec les locaux en écrivant des kanji (sinogrammes) sur le sable. Tout d’abord venus commercer, ces Portugais vendent leurs fusils aux seigneurs régionaux. En 1549, ce sont cette fois-ci des missionnaires jésuites qui se rendent au Japon pour répandre leur foi. Parmi eux, François-Xavier, le plus connu de tous dont ces paroles sont célèbres :

« Parmi les races non chrétiennes, sans doute, celle-ci est la meilleure »; « La volonté d’apprendre est très grande chez les Japonais. Il faut donc envoyer des missionnaires suffisamment éloquents et intelligents pour convaincre à l’aide de débats avec des lettrés japonais et surtout des bonzes japonais. »

La condition du peuple Japonais était tellement précaire et dure à cette époque que la parole du christ pouvait apporter un certain réconfort. Face au discours des missionnaires, les Japonais découvraient des approches nouvelles, un concept de vie original. On y entendait aussi parler d’amour et de miracles, ce qui pouvait apporter une nouvelle vibration dans le coeur des Japonais.

sainte-vierge

Oda Nobunaga, le plus fort seigneur de cette époque, a toujours toléré le christianisme. Il voyait dans cette nouvelle religion un moyen d’affaiblir le pouvoir bouddhique, composé de moines qui remettaient souvent en question le pouvoir grandissant des seigneurs de guerre. Vers la fin du 16e siècle certains samurais étaient d’ailleurs convertis au christianisme. Nobunaga aurait même aidé le missionnaire jésuite Luis Frois, dont les textes d’analyse de nos différences entre Japonais et Occidentaux sont parfois étonnamment d’actualités encore aujourd’hui.

LES HOSTILITÉS COMMENCENT

La situation change progressivement lorsque Toyotomi Hideyoshi prend les rennes du pays. Ce dernier commençait à se méfier des menaces extérieures, particulièrement celles des puissances européennes en Asie. Il devint suspicieux vis-à-vis de cette religion étrangère qu’il voyait comme un instrument de domination. Voir les Philippines tomber sous le joug des Espagnols et de leur religion n’a pas aidé les choses. Il lance alors un premier décret d’interdiction du christianisme.

Le 5 février 1597, 26 catholiques sont crucifiés à Nagasaki pour donner l’exemple. Mais ce n’est qu’en 1614 que le shogunat Tokugawa interdit totalement cette religion et lance une campagne de violentes persécutions dans tout le pays. Cette interdiction supprime alors officiellement toute trace du christianisme au Japon. Du moins,  c’est ce que l’on pensait.

PIÉTINER LE CHRIST

Afin de reconnaître les convertis inavoués, le gouvernement de l’époque met en place la méthode du fumi-e (踏み絵), une image du Christ ou de la Sainte Vierge, que le peuple devait piétiner devant des représentants de l’autorité. Tous ceux qui refusaient, ou même qui hésitaient, étaient alors emprisonnés ou torturés à mort.

fumi-e

C’est dans ce contexte que se déroule l’histoire de Silence, quelques années avant la fermeture complète du pays (sakoku) mais pendant les hostilités envers les chrétiens : en 1638, deux missionnaires jésuites se rendent au Japon, malgré les persécutions antichrétiennes, pour enquêter sur le sort du Père Ferreira, un mentor pour eux, ayant prétendument trahi la foi.

Le silence est donc celui de Dieu face à nos prières et aux atrocités commises à ses fidèles.  Le silence est aussi celui des chrétiens obligés de le garder pour survivre.

FERMETURE ET OUVERTURE

Entre 1633 et 1639, cinq décrets sont promulgués pour fermer les frontières du Japon. Parmi les Occidentaux, seuls les Hollandais ont le droit de commercer avec l’archipel sur l’île de Dejima dans la baie de Nagasaki. Le Japon vivra donc presque en autarcie pendant plus de 200 ans. C’est un fait exceptionnel de l’histoire de ce pays et un évènement historique qui a grandement contribué à façonner la culture et la mentalité japonaise telle qu’on la connaît aujourd’hui.

En 1863, le prêtre catholique français Bernard Petitjean arrive au Japon dont les frontières sont à nouveau ouvertes et où l’interdiction du christianisme est désormais abolie. Le pays entame une nouvelle politique d’ouverture avec la fin du régime des samurais (Bakumatsu). L’Empereur va bientôt reprendre le pouvoir et s’installer à Tokyo, ce qui marquera le début de l’Ère Meiji.

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L’église des 26 martyres à Nagasaki

Petitjean débarque à Nagasaki où il participe à la construction de l’église Oura sur les hauteurs de la jolie baie. Nagasaki est alors une ville très ouverte sur le monde où de nombreux commerçants étrangers sont installés (lire mon article sur les maisons des étrangers à Nagasaki). La construction de l’église a pour but de rendre hommage aux 26 martyres crucifiés par Toyotomi en 1597, mais aussi à permettre aux nombreux Occidentaux sur place de pratiquer leur foi.

Un jour, Petitjean reçoit la visite de Japonais qui rentrent dans l’enceinte de l’église. Sur le coup, le prêtre est sur la défensive, il croit qu’il a affaire à la police. Un des Japonais s’adresse au Père : « Où se trouve la statue de la Saint Mère Marie ? ». Une fois face à la statue, agenouillés et émus, ils annoncent au Père : « Notre coeur est le même que le vôtre ». C’est ainsi que Petitjean découvre que pendant 250 ans, certains Japonais avaient continué de pratiquer le christianisme en secret. On les appelle aujourd’hui les Kakuré Kirshitan, les chrétiens cachés.

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Scène où l’on voit Petitjean et les chrétiens cachés devant la Vierge Marie

SYNCRÉTISME

Petitjean voyage avec eux pour voir leurs hameaux. Il en découvre des dizaines notamment sur les îles Goto. Ces chrétiens silencieux se sont cachés dans ces îles reculées aux criques rocheuses et aux plages de sable blanc. Dans ce paradis de nature, ils ont construit de petites chapelles fragiles recouvertes de tatami.

Pratiquant indépendamment tout ce temps, leur christianisme, transmis oralement, a évolué et s’est mélangé aux croyances locales. Chez eux, les statues bouddhiques de la déesse Kannon servaient de substitut pour prier la Sainte Vierge.

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LE CHRISTIANISME AUJOURD’HUI

Aujourd’hui, le Japon est parfois marqué par ces silhouettes familières. Pour moi, c’est toujours étrange de voir une église dans ce pays. Il y en a peu à vrai dire mais quand elles sont intéressantes visuellement, je ne manque jamais une occasion de les prendre en photo. Elles me rappellent une partie de moi que je le veuille ou non. Je ne suis pas pratiquant ni même croyant, mais il n’y a pas besoin de l’être pour se sentir un peu comme « à la maison » face à ces formes.

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La cathédrale d’Oura à Nagasaki a été classée Trésor national du Japon en 1933. C’est le premier bâtiment de style occidental au Japon à recevoir cet honneur. Une petite revanche sur l’histoire donc.

Actuellement, il y a environ 2,6 millions de chrétiens au Japon, ce qui ne représente que 2% de la population. C’est tout simplement un des pays les moins chrétiens du monde ! Pour vous donner un ordre d’idée, il y en a plus en Chine, en Arabie Saoudite et en Irak. En Corée du Sud, les chrétiens représentent presque 32% de la population. Aux Philippines ce chiffre atteint les 93% !

Que dirait François-Xavier face à la situation du christianisme au Japon aujourd’hui, lui qui ne tarissait pas d’éloges sur le potentiel du pays ?

POUR CONCLURE

Il est important de savoir que Silence est un film que Scorsese essaie de réaliser depuis presque 25 ans. C’est un projet qui lui tient à coeur depuis longtemps. Cette adaptation a tardé car il a été bien difficile de trouver des financements pour ce film qui ne parle peut-être pas au grand public. Les acteurs ont accepté des cachets ridicules pour Hollywood et il me semble même que le réalisateur italo-américain a travaillé bénévolement. On est donc loin de la démarche purement commerciale dont nous sommes habitués avec les grosses productions américaines. Silence ce n’est pas, pour reprendre l’expression d’un ami, un film où on peux dire s’il est bien ou pas. C’est un film que l’on regarde et après on vit avec. Sortie en France prévue le 8 février 2017.

Sources :
http://fr.wikipedia.org/wiki/François_Xavier
http://www1.bbiq.jp/oourahp/
http://fr.wikipedia.org/wiki/Fumi-e
http://fr.wikipedia.org/wiki/Bernard_Petitjean
http://fr.wikipedia.org/wiki/Kakure_kirishitan
http://fr.wikipedia.org/wiki/Christianisme_par_pays
http://fr.wikipedia.org/wiki/Shūsaku_Endō

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Une cité millénaire

Par Posted on 4 min lecture

Aujourd’hui je vais vous parler d’une ancienne capitale impériale que tout le monde connaît, une ville historique qui a façonné le pays depuis de nombreux siècles et qui est aujourd’hui une des plus visitées au Japon.

Entree de temple

On ne compte plus ses temples qui se succèdent sans discontinuer dans certains quartiers. C’est ici que se trouve une des plus fortes concentrations de sites bouddhiques de tout le pays. Lieux de cultes mystérieux et apaisants que beaucoup de touristes occidentaux, parfois en mal de spiritualité, fantasment avant leur arrivée ici.

On a forcément des images qui nous marquent les esprits avec le bouddhisme, notamment ses moines.

Moine bouddhiste

Ou encore ses magnifiques statues.

Statue bouddhiste

Des pierres qui dépassent de la surface d’un étang vous invitent à traverser d’étroits chemins dans un jardin caché.

Jardin japonais

Quelques pas, et nous voilà devant une maison de thé.

maison-de-the

Mais n’oublions pas que la nuit joue aussi son rôle dans la spiritualité.

Temple illuminé

Les richesses bouddhistes sont nombreuses dans cette ville fondée autour de son palais impérial ancestral et dont les limites naturelles se dessinent avec les montagnes qui l’entourent presque totalement. Les sanctuaires ne sont pas en reste bien que nettement moins nombreux.

Torii-02

Les rues paisibles plantées de maisons traditionnelles donnent un cachet villageois à l’ensemble. On se croirait à la campagne parfois, mais avant tout ici, on effleure le Japon ancien. Mur de torchis recouvert de planche de bois usées par le temps.

Vieilles maisons

Homologue à notre vielle pierre européenne, ici le vieux bois n’est jamais très loin.

Vieille maison

Les tatamis apportent une fraîcheur agréable en été tandis qu’un jardin s’esquisse entre les Shoji. Quoi de plus esthétiquement japonais ?

Entre les shoji

Dans ces quartiers on peut admirer de vieux murs de terre.

Vieu mur

Qui n’apprécie pas ces tuiles délicates et ces pins taillés ?

quartier de temple

C’est ce Japon traditionnel qui résonne dans l’imaginaire collectif. Il est précieux, car parfois rare.

Temple de l'egalite

Je parle là d’une ville fascinante du Japon.

osaka

Vu comment j’ai tourné le texte (dont il est important de préciser que rien n’est mensonger d’ailleurs) certains auront peut-imaginé que je parlais de Kyoto. Désolé d’avoir tenté de vous piéger 🙂

Comme on s’attend à l’esthétisme et au summum du raffinement traditionnel à Kyoto, on a tendance à ne lui attribuer que des aspects historiques et touristiques ; ou encore à ne montrer de cette dernière que ses jolis coins, ses magnifiques temples et jardins, ses ruelles charmantes, tous très nombreux il est vrai. C’est le plus gros vivier de ces aspects du Japon, pas de doutes possibles.  Elle en est même la garante. C’est là où les Japonais eux-mêmes partent découvrir leur propre culture historique. Kyoto reste unique !

Mais tout comme il y a un Osaka dont on ne parle presque pas (celui cité plus haut), il y a un Kyoto dont on ne parle presque pas, dont l’urbanisme ressemble souvent à ce que l’on voit sur cette photo prise en plein coeur de la ville.

Urbanisme Kyoto-01

C’est une réalité comme une autre. À d’autres endroits, ça peut aussi ressembler à ça.

Urbanisme Kyoto-02

L’ami Geoffrey, qui fait des balades à Kyoto, avait d’ailleurs tweeté sur le sujet. Les réponses suite à son tweet sont sympas à lire ^^

Kyoto est une ville moderne avant tout.  Elle ne se réduit pas qu’à magnifiques temples, jardins et ruelles traditionnelles. Il ne faut pas oublier qu’elle possède de nombreuses industries, comme toutes les autres villes finalement. Elle a plusieurs visages, des plus charmants aux moins reluisants, à l’instar d’Osaka, qui n’est pas qu’une ville moderne, animée et joviale, mais pas très jolie et soi-disant sale. Osaka est bien plus complexe que ça.

La manière dont une ville va être traitée par les médias quels qu’ils soient conditionnent le futur voyageur. Kyoto a tellement cette image de tradition qui lui colle à la peau que certains sont convaincus qu’il n’y a que ces aspects-là à voir sur place, ce qui est faux.

Les villes sont comme les gens, elles possèdent de nombreuses facettes. Reste à venir sur place pour découvrir celles qu’on ne vous montre pas. Souvent, vous ne les trouverez que par vous-même, tant qu’autant de textes sur le Japon continueront à rester si souvent figés dans ces sempiternels carcans.

Je tiens à dire un grand bravo aux quelques bloggeurs qui proposent un vrai travail de fond et qui contribuent à faire bouger les choses.

Sinon, vous pouvez toujours faire appel au groupe Japon Safari pour voir les diverses facettes du pays. Et si vous comptez visiter Osaka, vous savez ce qu’il vous reste à faire ^^

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