All Posts By Angelo Di Genova

Projet de reportage audio sur Osaka

Concept viseul intro-blanc

J’attire votre attention sur un projet en cours de financement sur KissKissBankBank, plateforme de crowdfounding française. Ce projet se nomme :

Osaka, la cuisine de l’Empire

Initié par Audrey, journaliste que j’ai eu la chance de rencontrer lors d’un Osaka Safari fin 2013, ce projet a plusieurs points originaux :

  • c’est un reportage audio, ce qui est pertinent dans un pays très sonore comme le Japon (si vous me croyez pas, descendez un peu plus bas ^^)
  • il se concentre sur la ville d’Osaka, ce qui est un bol d’air frais en soi
  • il met en avant la thématique gastronomique nippone, en particulier l’Osaka Food Style = la bonne bouffe généreuse qui ne se prend pas au sérieux

Pour vous mettre l’eau à la bouche, voici ci-dessous un sample audio immersif. Je me souviens encore que suite à mes premiers voyages ce sont ces sons qui me foutaient le plus le cafard, comme une grosse envie de monter dans le premier avion pour débarquer direct au Japon.

Alors pour soutenir ce projet je vous invite à cliquer sur le lien ci-dessous :

http://www.kisskissbankbank.com/osaka-la-cuisine-de-l-empire

Nous vous remercions d’avance pour votre aide. N’hésitez pas à partager ce lien et à parler du projet. Vous pouvez aussi suivre les actualités sur la page Facebook dédiée au reportage : http://www.facebook.com/pages/Osaka-la-cuisine-de-lempire/855292637832928?fref=ts

Merci à tous !

 

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Le Musée d’histoire d’Osaka

Par Posted on 3 min lecture

Considérée comme une ville sans patrimoine, Osaka jouit pourtant d’un Musée ouvert depuis 2003 retraçant la riche histoire de la cité.  De quoi tordre le coup à de fausses accusations, pour qui saura tendre l’oreille.

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En réalité, peu de villes au Japon peuvent se targuer d’avoir une histoire aussi vivace et ce, depuis l’antiquité japonaise. Le fer de lance principal de cette longue histoire est sans nul doute possible le Palais Impérial de Naniwa, dont on peut admirer une reproduction à taille réelle de quelques piliers ainsi que des costumes des membres de la cour.

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Que reste-t-il de ce Palais ? Plus grand chose. Voici le site des vestiges du Palais Impérial de Naniwa, premier de l’histoire à être concrètement établit en s’inspirant du modèle chinois. C’était en l’an 645. Il a ensuite brûlé et été reconstruit en 726 pour devenir capitale secondaire après Nara. Vous pouvez admirer ci-dessous la route qui coupe le site, construite à une époque où l’on ne savait pas où se trouvaient les vestiges du palais.

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On retrouve de nombreux objets récupérés lors des fouilles.

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Ce Musée est un savant-mélange entre objets anciens exposés et reconstitutions ludiques. On avance en son sein en remontant le temps de l’histoire de la ville. De l’époque ancienne, au moyen-âge, jusqu’à l’ère Showa avec de très jolies maquettes.

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Estampes, illustrations, paravents, kimono, reconstitutions des fameux ponts de Naniwa pour se rappeler du développement de la société japonaise. Avec le château d’Osaka (version Toyotomi) en fond.

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Et puis l’époque Edo, et le développement commercial d’Osaka, considérée comme le garde-manger du pays durant ces temps anciens.

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On remonte tout doucement jusqu’à l’époque moderne et son développement industriel mais aussi économique. On voit des photos, des vidéos, l’arrivée des cabarets, du Music-hall, des chanteurs et comiques populaires. On voit des femmes en kimono face à des vitrines d’habits occidentaux. La transition culturelle d’un pays qui continue de s’ouvrir au monde encore aujourd’hui. C’est donc aussi l’histoire du Japon que l’on découvre à travers celle d’une de ses villes emblématiques qui est là depuis le début.

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On est très loin du musée rébarbatif. C’est bien présenté, ça joue sur les sens et met en relief l’histoire d’une ville méconnue. On a même droit à un espace interactif pour sensibiliser les visiteurs à l’archéologie.

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Tout n’est pas traduit en anglais mais les principales informations le sont. C’est une visite sympa pour les curieux, les amateurs d’histoire ou les voyageurs qui veulent échapper une éventuelle pluie lors de leur passage à Osaka. C’est une visite que vous pouvez faire sans moi, hors des Osaka Safari, même si nous pouvons y aller ensemble si vous en faites la demande.

Je précise également qu’il y a régulièrement des expositions temporaires particulièrement intéressante en rapport avec l’histoire et la culture japonaise comme les armures de samouraïs ou les estampes.

INFORMATIONS
Osaka Museum of History – 大阪歴史博物館
Admission entre 9h30 〜 16h30 (jusqu’à 19h30 le vendredi)
Fermé le mardi (ou le jour suivant si le mardi est un jour férié)
Sortie n°9 ou n°2 de la station de métro Tanimachi 4-chome (ligne Tanimachi ou Chuo)
Prix : 600¥ (adultes), 400¥ (étudiants), gratuit pour les enfants
Pour plus d’infos : http://www.mus-his.city.osaka.jp/contents/eng/index.html

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Face à face avec les Nio

Par Posted on 1 min lecture

Devant la plupart des temples bouddhistes, se trouvent deux gardiens humanoïdes. Pourtant, lorsqu’on s’approche d’eux, ils ne semblent plus leur rester grand chose d’humain. Ils ont le regard rouge de colère, la grimace facile, une musculature exagérément prononcée et une taille qui ferait passer les pauvres hommes que nous sommes pour de faibles créatures. Vous êtes face à face avec les Niô. Mais si votre esprit n’est pas mauvais, vous n’aurez rien à craindre d’eux. Pour les autres, j’espère que vous connaissez deux, trois prises de judo 🙂

Souvent gardés sous des grillages, il est parfois difficile de les photographier sans faire ressortir ces formes de métal.

Autour de leurs pieds poussiéreux on aperçoit parfois quelques pièces, comme si certains voulaient payer leur droit de passage. Ont-ils un doute sur la qualité de leur âme ?

Osaka n’est pas en reste elle aussi avec ces deux gardiens imposants. Ceux du temple Shitennoji me plaisent bien dans leur style classique. Mais Osaka c’est aussi une ville forte en originalité et certains de ces êtres menaçants se muent parfois dans des corps autres qu’en bois.

Un la bouche ouverte, l’autre, la bouche fermée. Le binôme des forces actives et passives.

Au pays de l’harmonie et de la retenue, ces êtres expressionnistes figés dans l’éternité n’en ressortent que plus forts !

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De passage pour l’éternité ?

Par Posted on 2 min lecture

C’est toujours étrange de vivre dans des villes immenses comme Osaka. Dans les gares, on se croise tout en faisant bien attention à ne jamais vraiment interagir avec l’autre. On vit ensemble mais sans se connaître. On se tolère mutuellement.

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Dans la société d’aujourd’hui, on ne se bat plus vraiment pour la liberté. On l’affiche encore mais elle est devenue presque banale dans un champ d’antennes et de paratonnerres.

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Même si on a beau nous dire quand nous devons traverser une route, on est libre d’emprunter celle que l’on veut.

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La dernière fois que je marchais dans l’allée ci-dessous, je n’imaginais pas que ce serait la dernière fois. Le lendemain, un incendie s’est déclenché dans un de ces petits restaurants de bois collés les-uns aux autres. Une trentaine de maisons ont brulé, envolées en fumée avec les restes d’un Japon populaire « à l’ancienne » voué à disparaitre … un jour. Il paraît qu’un rat aurait rongé un câble qu’il valait mieux ne jamais contrarier. Certains se frottent sûrement les mains à présent, près à nous installer à la place de flambants neufs Starbucks, MacDo ou Uniqlo. Je croise les doigts.

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Chaque créature cherche son chemin,  sa survie, avec toutes les erreurs que cela peut malheureusement parfois engendrer.

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 On a souvent l’impression d’être en face de quelqu’un quand on place ses pions sur le plateau de la vie.

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On continue de marcher. On avance vers son propre lendemain. Ceux qui suivent le rythme nous entourent. Les autres, on ne les voit plus vraiment à l’horizon. Ce qui est derrière soi n’existe plus.

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Chacun gère son petit monde et s’offre ses libertés ; des moments intimes entre soi et le temps que l’on s’octroie personnellement.

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On descend, on monte. On a même plus besoin de regarder devant soi pour le faire. Du temps en plus pour ne pas lever les yeux.

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J’adore observer ce petit monde qui tourne tout seul. Armé de mon appareil photo et de ma tête blonde, les gens ici pensent que je ne fais que passer. Je suis pour eux un touriste sans lendemain sur ces terres. Alors, je passe, encore et encore. Je m’octroie moi aussi des moments solitaires bien que je sois rarement seul quelque part, même sous la pluie.

sous la pluie

À force de passer, certains finissent par me reconnaître. On se parle. Je deviens peu à peu un des leurs. Non pas ethniquement parlant mais on m’assimile peu à peu à la vie de cette ville qui est leur foyer natal.

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Il faudra du temps encore. Des étés et des hivers. Des moments de bonheur. Des crépuscules et des couchers de soleil.

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Des pleurs et des rires pour que la vie nous envahisse et transforme cette terre d’accueil en un lieu qui nous apaise. Le genre d’endroit où l’on se dit tout bas qu’il fait bon être chez soi.

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Amertume, douceur et apesanteur

Par Posted on 2 min lecture

On ouvre la porte d’entrée, le corps à moitié dans l’air froid hivernal de l’extérieur. La chaleur d’une atmosphère intérieure nous invite à rapidement refermer la porte derrière soi. Les formules d’accueil habituelles au Japon effectuées, et ma légère inclinaison sont les premiers échanges entre les personnes ici présentes et moi.

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Le bois domine dans cet espace où se mélange la lumière du jour et celle chaleureuse des lampes. Je m’installe à une table, me met à l’aise et ouvre le menu. Je suis ici pour boire du thé vert accompagné d’une douceur japonaise. Le matcha j’en ai si souvent bu, j’adore ça, mais cette fois-ci j’aimerais goûter un sensha un peu particulier escorté d’un daifuku. En attendant, je me déplace pour observer la gallerie de poteries exposées ici par des artistes de la région.

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Le daifuku m’est servi. Un petit corps rond appétissant ! Une peau de pâte de riz recouvrant une chair de purée de haricots rouges, autour d’un coeur de fraise que l’on devine à peine par transparence.

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Un sablier sert à faire le décompte des trois minutes d’attentes nécessaires pour la première infusion. Il y en aura trois en tout, de la plus faible température à la plus haute. Plus l’eau est chaude et plus l’amertume a envie de quitter sa maison de feuilles vertes.

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Du jazz en fond sonore. Un service aux petits soins, tout en douceur. On échange quelques mots avec des inconnus. On se sent chaud de thé, et baigné de calme.

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Le béton, le circulation, la ville d’Osaka, là dehors, on l’a presque oubliée, si ce n’est le charmant accent du Kansai qui flotte jusqu’à mes oreilles pendant que je regarde seul, et immortalise en photo, la décoration alentour.

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Deuxième et troisième infusion. À chaque fois le goût se mue sans répétition. Pour finir, on me prépare une dernière surprise. Le reste des feuilles de thé vert pressées, recouvertes d’un filet de sauce soja et de katsuobushi, des flocons de bonite séchés et fumés. Un délice ! Une touche salée et iodée, pour clôturer cet interstice d’apesanteur au coeur de la journée.

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Voilà une nouvelle adresse que je proposerais désormais bien volontiers aux amateurs de thé lors des safaris photo à Osaka.

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Osakura

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Osaka la laide. Osaka la méconnue. Se pourrait-il que l’image de cette ville puisse éclore à nouveau comme le font les Sakura au Japon chaque année ? Se pourrait-il que ces fameux arbres daignent fleurir aussi dans cette citée mal aimée ? N’est-ce pas qu’un privilège pour les plus (soi-disant) belles ?

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Bien sûr que non ! Même dans le pire des dépotoirs, les cerisiers japonais fleurissent. Même dans la pire des conditions, les Sakura sont le symbole du renouveau annuel, comme une envie de tourner la page de sa vie. Que réserve cette cuvée 2014 pour Osaka ?

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En tout cas, comme chaque année, je me réjouis de revoir ces fleurs de cerisier. C’est un moment spécial. Je préfère la démentielle beauté de l’automne mais le printemps est chargé d’espoir. C’est la pente ascendante de la vie. Le temps est à la fête.

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Osaka regorge de lieux propices pour profiter du Hanami, comme toutes les villes du Japon. Pour profiter purement et simplement des cerisiers au Japon, vous pourriez être aussi bien à pétaouchnok qu’à Kyoto. Tant que vous êtes au bon endroit au bon moment pour coïncider avec la pleine floraison.

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Chaque année, le temps me manque pour aller prendre tranquillement des photos car les cerisiers riment aussi avec haute saison touristique. Ça bosse dur ! Alors, je fais de mon mieux avec le temps qu’il m’est imparti. Car photographier les Sakura ressemble parfois à un marathon pour les photographes. On vient chasser la fleur comme on viendrait chasser une bête dans la jungle.

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En cette période, je me laisse surprendre à chaque fois par la beauté de ces arbres, ainsi que par le comportement des gens autour de moi. Pour les Japonais on dirait que les Sakura sont comme la lumière dans le noir.

Lumière

Ils s’immortalisent avec chaque année comme pour figer cette floraison si éphémère. Ils grandissent avec ça et répètent encore et toujours les mêmes gestes machinalement, comme ils le font dans des sanctuaires, priant des dieux dont ils ne croient pas l’existence. Peu importe la finalité, l’important c’est le geste. L’important c’est l’instant et non les conséquences de celui-ci.

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Un bourgeon fleurit pour mourir. Une vie s’allume pour s’éteindre. L’oeil finit toujours par cligner. Le coeur se contracte entre deux pauses. Un instant, une année et ça repart, encore et encore. À l’année prochaine …

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Le paradis du Flipper à Osaka

Par Posted on 2 min lecture

Lors d’une de mes régulières explorations de la ville d’Osaka, je suis tombé par hasard sur une salle de jeu spécialisée dans les Flippers. Je ne suis pas personnellement un fan irréductible de ce jeu mais j’adore leur charme rétro type année 80/90.

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The Silver Ball Planet est une salle où se trouve une belle brochette de ces rectangles colorés. Je ne me souviens pas en avoir vu autant réunis au même endroit. Pour les fans, il y a vraiment matière à s’éclater ! Notez que les parties sont à 100¥.

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Certains sont de véritables bombes de nostalgie ! Japon oblige, il y a des Flipper sur l’univers de Mario !

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Ce genre de salles me font toujours peur. Trop ciblées pour qu’elles perdurent sans encombre. Mais ce jeu, passé aux oubliettes, semble avoir encore une communauté de fans actifs lors d’évènements et de tournois créés pour l’occasion. Ceux de tout le Kansai se réunissent d’ailleurs parfois ici.
Je n’aimerais pas la voir fermer. Il faut soutenir ce genre d’initiative. Je me charge donc simplement de relayer l’information afin de donner, moi aussi, un petit coup de pouce à cette salle en plein coeur du quartier d’Amemura.

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Et n’oubliez pas au passage d’admirer les escalators arrondis du Big Step, le centre commercial où se trouve cette salle !

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INFORMATIONS
The Silver Ball Planet – ザ・シルバーボールプラネット
11:00 〜 20:00
Nishi-Shinsaibashi 1-6-14, Chuo-ku, Osaka
Tél : 06-6258-5000
Situé au 3eme étage du centre commercial Big Step à Amerika-mura
Pour plus d’infos : http://big-step.co.jp/event/detail/52/

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Assister à un tournoi de Sumo à Osaka

Par Posted on 4 min lecture

Bien que trouvant ses origines dans le Kansai (région de Nara plus précisément), le sumo est aujourd’hui surtout vivace à Tokyo. Cette dernière jouie des meilleurs infrastructures de tout le pays. C’est aussi dans la capitale que se trouvent la plupart des Heya, les écoles de sumo. Mais, sport national emblématique oblige, les tournois ont lieu dans plusieurs villes : Tokyo bien entendu, mais aussi Nagoya, Fukuoka et Osaka.
Cette année je suis allé pour la première fois voir un tournoi de sumo à Osaka. Chaque année il a lieu en mars dans le Gymnase Préfectoral d’Osaka, à Namba, fardé pour l’occasion.

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Les tickets sont valables à la journée. Il vous est possible de sortir une fois seulement. Tôt le matin, dans une salle presque vide, s’affrontent les jeunes sumo des divisions les plus basses. Plus on avance dans la journée et plus on monte en niveau pour atteindre les grades Juryo vers 14h20, puis Makûchi vers 15h45. Chaque changement de grade commence avec la présentation des lutteurs et de petites cérémonies.

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Le niveau Makûchi est celui où l’on peut voir les lutteurs stars des plus hauts niveaux, comme les Yokozuna et les Ozeki. Yokozuna est un grade honorifique donné à vie aux tout meilleurs sumo.

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Le sumo était à l’origine un cérémonie shintô. Ce sport est encore aujourd’hui régi par les codes de cette croyance religieuse locale. C’est pourquoi nous retrouvons par exemple un toit de sanctuaire shintô en suspension au dessus de l’arène.

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C’est une expérience étrange et fascinante. Ces lutteurs sont très souvent impressionnants ! L’énergie qui se dégage de leur confrontation se ressent jusqu’au loin dans les tribunes. Et tout ce qu’il se passe avant et après le combat est intéressant bien qu’un peu répétitif. Tout est codifié et l’on ne peut échapper à la procédure. J’aime beaucoup celle du jeté de sel servant à purifier l’arène.

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Dans le sumo l’erreur est fatale. Pas de points ici. On n’a pas le droit à une seconde chance. On gagne ou on perd. Ça se joue en quelques secondes, comme la vie qui peut basculer en un instant. L’enjeu est d’autant plus grand et beau que le duel est sévère et imprévisible. On perd son souffle durant ce moment, en apnée, où le lutteur s’apprête à tomber où toucher l’extérieur de l’arène, sonnant ainsi la fin du combat.

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Le temps de préparation, le mise en position d’attaque qui n’arrive jamais du premier coup mais toujours suite à un recommencement d’une ou plusieurs préparations font de ces tournois quelque chose de spécial. L’attente ne fait que décupler le plaisir et la surprise. C’est le calme avant la tempête. Un concept pas toujours facile à comprendre pour beaucoup d’Occidentaux qui ont du mal à apprécier l’importance de ses temps morts. Le plaisir est toujours décuplé quand ce dernier est régulé.

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COMMENT ACHETER LES BILLETS
Vous avez beaucoup d’informations sur ce site : http://sumo.pia.jp/en/

Il est également possible d’acheter des tickets à l’avance via https://buysumotickets.com

Vous pouvez acheter des tickets en allant sur place le jour-même. Normalement, il n’est possible que d’acheter des tickets pour la journée en cours. Afin d’être sûr de votre coup, le plus simple est encore d’aller dans un Conbini (Convenience Store) comme il y en a partout au Japon (7eleven, Lawson, Family Mart etc) et de demander de l’aide auprès du staff pour qu’ils vous guident face à la machine automatique de vente des billets. Dites-leur cette phrase qui va à l’essentiel :

« Ozumo no tikétto ga kaitai. Tétsudatté molatté ii desuka ? »
(prononcez-bien toutes les lettres)

Il faudra au préalable avoir décidé quel type de place vous désirez avec l’aide du site partagé plus haut et de le dire au staff.
La machine vous imprime alors un ticket et vous aurez 30 minutes pour aller réglez la somme correspondante à la caisse du conbini pour obtenir les véritables places.
De préférence, je vous conseille de prendre des places autres que dans la face sud. Vous aurez très souvent l’arbitre qui vous cachera la vue devant les lutteurs. Fort heureusement, vous pourrez vous déplacer relativement librement dans la salle pour trouver le meilleur angle photo.

Cette année, vous avez jusqu’au 23 mars 2014 pour en profiter. Alors si vous êtes dans le Kansai encore d’ici-là, ne ratez pas l’occasion. Et profitez-en pour passer une soirée à Dotombori tant que vous y êtes 🙂

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Harukas

Par Posted on 2 min lecture

Chaque ville possède une ligne d’horizon qui lui est propre. Osaka aussi. Mais je dois dire qu’il lui manque un truc pour vraiment marquer les esprits. Oui, elle est impressionnante quand on la voit depuis un observatoire, car l’immensité de la ville a de quoi donner le vertige, mais ses deux symboles verticaux que sont la tour Tsutenkaku à Shin-Sekai et le Sky Building d’Umeda ne sont pas assez grands et centraux pour être vus depuis n’importe quelle hauteur de la ville. Tokyo, forte de sa Tokyo Tower, de sa Sky Tree mais aussi, et surtout, du Mont Fuji qui apparaît au loin par temps clair, offre un impact plus marquant. Osaka manque autant de caractère dans les airs qu’elle en a à l’échelle humaine. Mais la silhouette d’Osaka fête aujourd’hui l’arrivée d’un nouveau venu, nommé Harukas.

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Je me souviens m’être baladé au Shitennoji en mars 2012 lors d’une journée maussade, et avoir aperçu au loin les premières forme d’un building dépassant légèrement les toits du temple. Je ne le connaissais pas encore, et je n’avais aucune idée de la taille qu’il ferait au final.

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Les mois passaient et le building commençait sérieusement à prendre de la hauteur. Après quelques recherches, j’appris qu’il se nommait Harukas et qu’il était tout simplement prévu qu’il fasse 300 mètres de haut, le plaçant d’office comme plus haut gratte-ciel du Japon. Rien que ça !

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Sans aucun doute, ils étaient entrain de nous construire quelques chose de massif. Harukas n’était pas encore fini qu’il régnait déjà sur le sud d’Osaka.

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Petit à petit, il prenait sa forme finale. C’était étrange de voir cette tour ultra-moderne depuis Tennoji, quartier plutôt rétro, historique et populaire. Il y ici plein de temples, de vieillards et de ruelles étroites où règne une ambiance de l’ère Showa.

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Puis, un beau jour de printemps, sous les cerisiers en fleur, les grues placées sur les toits ont disparues.  Je croyais que l’ouverture serait pour bientôt, mais il fallait attendre encore 1 an pour la fin des travaux.

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Un Department Store Kintetsu (le plus grand du Japon), un Musée d’art, des bureaux, un hôtel luxueux Marriot Miyako ainsi qu’un observatoire verront le jour dans ce gratte-ciel, dessiné par César Pelli, l’architecte des tours Petronas.

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Aujourd’hui, Harukas fait partie de la silhouette d’Osaka bien qu’il ne soit pas au centre de la ville. Il va à coup sûr marquer la cité pour de longues années bien que je doute qu’il en devienne le symbole. Osaka ne se symbolise pas par des buildings mais plutôt par son caractère. En tout cas, l’histoire d’Harukas commence réellement aujourd’hui, le 7 mars 2014. Il va y avoir du monde pour son ouverture, beaucoup de monde.

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Osaka sous la neige

La semaine dernière les infos relayaient tant d’images de neige sur Tokyo ! Ici sur Osaka, comme dit dans mon précédent post, je n’avais rien vu de ce « blizzard » sur le Japon, pour reprendre le mot un peu exagéré de certains médias au sujet de cette tempête. Mais le vendredi 14 février, jour de la saint Valentin, après avoir goûté aux chocolats faits maison de ma femme, j’ouvre la fenêtre et que vois-je ? Un tapis blanc immaculé sur la ville. Une bonne douche, des habits chauds, le matériel préparé, et me voilà parti pour une journée sous le signe de la photo et de la neige.

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Osaka est presque méconnaissable ! J’avais déjà vu beaucoup de neige au Japon mais jamais ici. Le temple Shitennoji n’en ressort que plus beau. Les moines avancent à petit pas avec leurs geta.

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C’est étrange de voir ces palmiers sous la neige. On s’inquiéterais presque pour eux. En réalité ce sont des Cycas du Japon et ils résistent bien au froid.

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Aujourd’hui, les jizo portent un chapeau de neige. Malgré le froid, ils gardent le sourire.

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Les jolies plaques égout d’Osaka se cachent sous la poudre blanche.

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Quelques pas au dessus de l’eau pour immortaliser les jardins japonais. Sous la neige, je n’en avais jamais vu.

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Un parapluie rouge perdu dans le paysage monochrome.

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Ce n’est pas évident de prendre des photos sous la neige sans trop exposer son appareil aux flocons. Je me suis équipé d’un tissu et j’essuie régulièrement l’engin.

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Biliken, la mascotte de Shin-Sekai, ne semble pas dérangé par la neige. Les rabatteurs non plus d’ailleurs. Les kushi-katsu continuent de frire dans les nombreux restaurants du quartier.

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Direction Dotonbori et son fameux pont Ebisu. Le passage continue d’être intense ici, malgré le temps.

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Devant le crabe géant, les touristes passent, dont plusieurs filles en mini-jupe. Quel courage !

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Un bon ramen pour se réchauffer et direction le château d’Osaka, lui aussi, drapé de blanc.

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J’ai bien aimé la technique de déblayage de la neige à coup de palette. Qui a dit que les Japonais ne savaient pas prendre d’initiatives et être inventifs face à l’imprévu ? Ah, mais oui, c’est vrai, ici nous sommes à Osaka 🙂

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Les pruniers en fleur, dont je parlais dans mon précédent article, s’offrent à moi sous un nouveau jour.

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La neige s’est déjà arrêtée de tomber, mais elle semble encore tenir hors des routes, comme ici, sur le parc des vestiges du Palais Impérial de Naniwa.

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La neige fond sur le crâne de Toyotomi Hideyoshi, le seigneur le plus important de l’histoire du Kansai.

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J’arrive juste à temps pour un dernier cliché avant que la ville ne retrouve son apparence habituelle. La neige n’aura pas duré longtemps, mais j’ai tout de même pu en profiter pleinement. J’aurais pourtant voulu que ça continue, pour tenter des clichés de neige nocturne comme ceux, très réussis, de David dans son article sur Tokyo sous la neige. Mais il faut savoir se contenter de ce qu’on a ^^ Cette neige, c’était déjà un petit évènement sur Osaka.

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