Nagasaki est une ville construite dans une jolie baie. Comme vous pourrez le lire partout, il ne reste que peu de traces de son passé désastreux de la Seconde Guerre mondiale. Comparé à Hiroshima on y ressent moins les séquelles de la bombe atomique. Ici pas de Dôme de la Paix mais quelques statues, des colonnes brisées d’une église et un musée au niveau de l’épicentre de l’explosion.
Historiquement, Nagasaki fait partie de ces villes japonaises habituées aux Occidentaux depuis très longtemps. Encore aujourd’hui, lorsqu’on s’y balade, on remarque plus aisément l’influence des missionnaires jésuites portugais que les séquelles de la bombe atomique.
En marchant sur les collines en direction du Clover Garden, on pourrait même se croire dans une ville méditerranéenne.
Pendant l’ère Edo, marquée par la fermeture du Japon, les Hollandais étaient les seuls autorisés à marchander avec le Japon. Ces échanges ne faisait pas dans la ville même de Nagasaki mais sur une petite île au bord du littoral nommé Dejima. Sur cette dernière, les Hollandais ont bâti un vrai village avec école et église.
La ville s’étant élargie sur la mer, Dejima n’est plus une île aujourd’hui. Une pratique courante au Japon et qui permet de profiter d’une zone portuaire propice à la promenade. C’est très agréable de flâner ici.
Le vieux tram construit par Mitsubishi est très charmant également, surtout quand on a la chance de l’emprunter conjointement avec des personnes qui le connaissent depuis qu’ils sont enfants.
Le megane-bashi, le pont-lunette est également une particularité connue de la ville.
La vie est paisible à Nagasaki. Un peu de Japon, un peu de Portugal, un peu de Chine, un peu des Pays-bas. Il y fait bon vivre. L’air semble léger. Une belle revanche sur l’histoire.
























































