Amerikamura, le village de la liberté

On 21 juin 2012 by Angelo Di Genova

Le village de l’Amérique. Que représente l’Amérique si ce n’est la liberté ? Le nom de ce quartier laisse présager une immersion complète dans la culture populaire des USA, pourtant, ce sont celles du monde entier qui se rejoignent ici : Européenne, Jamaïcaine, Américaine, Japonaise ou encore Coréenne.

C’est le village de la liberté où vient s’échapper une jeunesse qui s’affirme et existe surtout par la forme.

Consommation et désir sur la scène de la fameuse « Sankaku Hiroba » (place en triangle) d’Amemura, véritable meltin-pot où se croisent de nombreux profils.  Sur cette place, l’écran géant se relève parfois pour mettre au grand jour une petite scène de concert.

Cousin osakaïte de Shibuya, Amemura (comme disent les habitants) possède néanmoins plus de paradoxes, comme par exemple ces vieilles boutiques qui tranchent avec le décor environnant.

Distributeur automatique de boissons, de clopes, envoi de mail avec smartphone et petit temple bouddhiste encastré dans un coin. La différence avec Shibuya c’est qu’ici, souvent les boissons sont à 100 yens au lieu de 120. ^^

Le délire de la jeunesse enivrante dans un flux électrique et sonore entre Nujabes, Pitbull et Desmond Dekker. Des résonances qui viennent cogner le mur le plus connu du quartier.

Envie d’un masque à gaz ? Pas de problème !

Parfois, de jeunes femmes attendent je ne sais quoi les jambes croisées. Peut-être des amis ou alors le prince charmant et sa voiture incrustée de diamants.

Le chemin éclairé par de nombreux lampadaires originaux et uniques qui annoncent que vous êtes ici à Amemura ; ou quand la lumière est servie sur un plateau.

Repaire de Dj et autres boutiques d’habits qui semblent inspirée directement de la culture de la côte ouest des États-Unis mais aussi de nombreux restaurants et établissements très sympas qui méritent l’attention.

Manga, pop-culture, vinyl’s, hamburger, kara-age, takoyaki, gansta-rap, minijupes, reggae, chill-out, fashion, latte macchiato, idols et tattoo.

Centres commerciaux, copie de K-2000, tunning sur voiture ou vélo, drapeaux du monde entier, love-hôtel, baseball, Hanshin Tigers et tags. On est bien à Osaka où l’on observe l’expression parfois agressive qui secoue les hommes du monde entier et que l’on un peu de mal à voir autre part au Japon.

Amemura est parfois chaotique et fouillie. Un bazar culturel assez sympa. La concentration d’éléments est démente et il en faut du temps pour y découvrir tout ses secrets.

On vient se réfugier ici mais pour échapper à quoi ? Toute ce que je sais c’est qu’on recherche la liberté. Quand je lève les yeux, je vois qu’elle n’est jamais très loin, bien que toujours encerclée de câbles électriques.

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