Réflexion sur le métier de guide

Par Posted on 2 min lecture

L’autre jour je suis tombé sur mon vieux guide Japon de Lonely Planet édition 2008, effrité de partout tellement je l’avais mis à rude épreuve à l’époque en traversant le pays en long, en large et en travers. Par curiosité, je me suis mis à lire la section sur Osaka. Quand je l’utilisais à l’époque, je ne connaissais pas vraiment la ville où je vis actuellement.

Il est vrai que le but de ces guides n’est pas d’être exhaustif mais sur Osaka c’est vraiment incomplet, voir presque dégradant. En le lisant à l’époque, inconsciemment, je pensais que tous les points d’intérêts d’Osaka étaient là, écrit dans ces pages. Je pensais que ce qui n’était pas présenté dans le bouquin n’étaient que des zones opaques où il ne servait à rien d’y mettre les pieds. Aujourd’hui, je vois clairement les limites d’un tel raisonnement.
Ce qui est un peu inquiétant c’est que si c’est vrai pour Osaka, ça doit l’être aussi pour d’autres villes.

Le mot guide est spécial. Il se veut rassurant et bienveillant mais il fait a tendance à faire peur ceux qui mettent en avant une liberté complète. C’est vrai, lorsqu’on dit « guide » on a souvent en image ce bonhomme avec son drapeau qui sort de son bus suivi par 30 personnes. C’est sûr que ça ne charme pas grand monde, moi le premier.

Mais, ces dernières années, une nouvelle sorte de guidage s’est développée, plus attentionnée, plus privative, plus libre, plus improvisée, plus amicale ; plus humaine tout simplement. Le groupe de 30 personne devient 1, 2, ou 5 personnes qui voyagent ensemble et se connaissent. Le monologue historique devient des échanges sur la vie quotidienne sur place (sujet inépuisable lorsqu’on parle du Japon ^^). L’emploi du temps prédéfini à la minute près laisse place à des choix instantanés et improvisés en fonction des aléas de la journée et des envies des voyageurs. Entre les deux, rien à voir donc. Cette nouvelle vague d’accompagnement ressemble à une balade avec un ami résidant dans la ville que vous visitez.

Le problème, c’est que pour ces deux styles, en général le mot employé pour les définir est le même : GUIDE. Dans l’idéal, il faudrait trouver une nouvelle appellation pour bien les différencier. Mais laquelle ?

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2 Comments
  • maryse
    21 mai 2016

    Angelo
    J’adore les Italiens. C’est mystérieux pour moi ce nom de blog…
    Je viens d’écrire un commentaire à propos du bouquin de J Sarzana et je continue à pianoter sur ton blog jusqu’au moment où je comprends que tu travailles avec David ! Avec qui nous avons passé une journée formidable sous la pluie fin avril à Tokyo !
    Alors bravo pour votre concept et je vois que ton blog est super aussi.
    Voilà c’était juste le clin d’œil.
    Nous aussi on est passés à Osaka comme base de départ pour Koyasan et donc on n’a rien vu de cette ville ou si peu juste autour de notre appart et déjà on a aimé.
    Alors au prochain voyage…

    • Angelo Di Genova
      22 mai 2016

      Maryse,
      Content d’apprendre que vous aimez les Italiens. Je ne le suis qu’à moitié donc j’en conclu que vous m’aimez au moins à moitié ^^
      Oui, je suis un ami et collègue de David. Heureux de voir que vous avez fait une journée à Tokyo avec lui et que vous avez aimé.
      Je vous attends un jour sur Osaka ! 😀