Balade autour du Cosmosquare d’Osaka

On 25 juin 2011 by Angelo Di Genova

Tokyo et Osaka sont des villes côtières. On a tendance à l’oublier. Alors, afin de se rafraîchir la mémoire, il est bon d’aller faire un tour du côté d’Odaiba à Tokyo ou vers le Cosmosquare à Osaka. l’année dernière, j’avais déjà parlé de l’Aquarium d’Osaka ici. Le Cosmosquare est à une station plus loin.

En ce début d’été, il fait bon se promener vers le large et sentir son regard buter contre l’horizon et non contre le béton. Le vent côtier apporte fraîcheur et saveurs marines. Bien que le lieu ne soit pas formidablement joli, car en face, le port commercial et ses conteneurs occupent une bonne part de l’espace, globalement ça reste très agréable lorsque le temps est au rendez-vous.

Le Maritime Museum (designé par Paul andreu) et son surprenant dôme de verre arrondi les angles de ce polder rectangulaire gagné sur la mer qu’est le Cosmosquare. Globalement, le littoral au Japon est rarement exploité pour des moments de loisirs. Les risques naturels venant de l’océan ont depuis longtemps poussé les villes à implanter leur coeur vers les terres et non vers la mer. Ça fait donc plaisir de pouvoir se promener ici en ce moment.

En continuant ma promenade, j’atteins le ATC, un centre commercial a l’architecture étrange. À travers celui-ci, je sens l’envie de reproduire la recette d’Odaiba à Osaka. C’est assez maladroit, car cette zone reste assez peu fréquentée par les habitants et encore moins par les touristes. J’ai presque l’impression d’être seul dans ce centre commercial. Même le piano, trônant au milieu, n’est manipulé par personne. Alors qu’une douce mélodie jazzy sort de ses entrailles, les touches s’enfoncent comme si un pianiste fantôme manipulait l’instrument. C’est assez impressionnant comme sensation !

Ce n’est pas désagréable de se sentir presque seul dans une grande ville comme Osaka. J’explore, grimpe, balaie du regard tous les environs et sors sur la terrasse bordée de palmiers. Il semble que les couples aient pris l’habitude de cadenasser leur amour vers le large cédant leur destin à la mer et son vent iodé, cimentant leur pacte dans le temps par de la rouille. Je me demande si des couples brisés sont venus rouvrir leur cadenas ?

Avec 256 mètres, le WTC Cosmo Tower était le plus haut gratte-ciel de la ville d’Osaka, détroné aujourd’hui par la tour Harukas à Tennoji.

À l’intérieur, une oeuvre temporaire excentrique orne le hall d’entrée : un lutteur de catch qui fait un German Suplex à une voiture !

Délire et surprises font souvent bon ménage au Japon. Et dans un autre style, au 47e étage de la tour, la gente masculine pourra uriner avec vue sur la baie ! Rien que ça !

C’est donc sur le petit coin que se termine cette balade. Il est temps pour moi de revenir vers la ville, la vraie, celle qui vit, grouille et s’étend en profondeur vers les montagnes bordées de temples et sanctuaires.

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